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Au terme de trois jours en Polynésie: Ch. Estrosi fait le bilan de son séjour

le 18 décembre 2007 à 09:27  | source: Tahitipresse  | Pas de commentaire

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer, Christian Estrosi, s'est exprimé, lundi soir, sur RFO-TéléPolynésie, en répondant à des acteurs de la société civile. Il a évoqué divers dossiers tels que la place des langues polynésiennes ou les dispositifs de défiscalisation.

Interrogé sur ses relations avec le président de la Polynésie, Oscar Temaru, qu'il n'a pas rencontré lors de ce séjour, il a indiqué: "Voilà des mois que nous avons des rendez-vous manqués avec le président de la Polynésie française". L'idée avancée publiquement, le matin même, par Oscar Temaru, d'un face à face télévisé entre les deux hommes ne s'est en tous cas pas concrétisée.

A propos des prochaines élections de représentants à l'Assemblée de Polynésie (27 janvier-10 février 2008), Christian Estrosi a ajouté: "Je ne peux pas garantir qu'une majorité absolue se dégage après le deuxième tour". Mais, a-t-il affirmé, les nouvelles dispositions contenues dans la loi organique adoptée récemment (budget de remplacement en cas de motion de censure, etc) devraient permettre davantage de stabilité pour les gouvernements mis en place.

Sur la défiscalisation, "sans défaire" la loi Girardin, le secrétaire d'Etat promet que les textes en la matière devraient évoluer dans les mois à venir avec des "mesures nouvelles" pour améliorer le dispositif.

Dépôt de gerbes sur la tombe de Pouvanaa: "pas un geste démagogique"

Sur la place des langues polynésiennes, qui se heurtent à un "problème constitutionnel", Christian Estrosi a donné davantage de précisions. "Je souhaite que nous franchissions cette étape", a-t-il expliqué, en se disant "prêt à constituer un groupe de travail", comprenant, entre autres, des juristes et des hommes politiques.

Pour faire avancer le statut de ces langues, et entériner leur reconnaissance officielle, il s'agirait de "saisir l'opportunité de la refonte des institutions (ndlr, la Constitution de la République française) qui sera proposée au Congrès d'ici quelques mois".

Revenant sur son dépôt de gerbes, le 1er novembre dernier, sur la tombe de Pouvanaa a Oopa, l'un des pères du "nationalisme" polynésien, Christian Estrosi a affirmé: "Ce n'était pas un geste démagogique". Sans aller jusqu'à parler, précisément, de révision du procès de Pouvanaa, il a laissé entendre qu'une relecture, officielle, de cette période allait être encouragée et mise en oeuvre.

Répondant à une question sur d'éventuelles "erreurs de la colonisation" en Polynésie française, comme le président de la République, Nicolas Sarkozy, l'a évoqué, récemment, pour l'Algérie, le secrétaire d'Etat a déclaré: "Bien sûr, il y en a eu. Mais nous ne sommes pas sur le même modèle". Et Christian Estrosi de parler d'un "peu trop d'arrogance", par le passé, de la part "d'un Etat centralisateur".

Le secrétaire d'Etat à l'Outre-mer s'est envolé, lundi soir, pour la métropole, au terme d'un visite officielle de trois journées en Polynésie française.

ATP

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