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Edouard Fritch : "Nous sommes condamnés à travailler ensemble"

le 18 décembre 2008 à 18:16  | source: Tahitipresse  | Pas de commentaire

Edouard Fritch a lui aussi réagi, jeudi, après la suspension de séance de l'assemblée. S'il se dit favorable à une discussion "dans de bonnes conditions" entre les leaders politiques, il n'en demeure pas moins critique à l'égard de Gaston Tong Sang, et surtout, de son budget. - credit: Moeata SIMON - TahitipresseLe président-délégué du Tahoeraa et vice-président de l'UDSP, Edouard Fritch a lui aussi réagi, jeudi, après la suspension de séance de l'assemblée. S'il se dit favorable à une discussion "dans de bonnes conditions" entre les leaders politiques, il n'en demeure pas moins critique à l'égard de Gaston Tong Sang, et surtout, de son budget. Interview.

Tahitipresse: Pouvez-vous travailler ensemble?

Édouard Fritch: 'Nous sommes aujourd'hui condamnés à le faire. Il n'y a pas de problème. Je crois bien que Gaston Tong Sang a bien compris que tout seul, il n'arrivera pas à diriger ce pays et il n'arrivera pas à sortir le pays de l'ornière où il se trouve. Dans ces conditions, réunissons toutes les dispositions nécessaires et suffisantes, et surtout favorables pour que cette discussion demain avec les leaders se fasse dans de bonnes conditions'.

Tahitipresse: Mais ce n'est pas demain que vous allez voter le budget...

Édouard Fritch: 'Non c'est vrai, mais c'est demain que nous pourrons décider d'orientations communes qui nous permettraient de remanier ce budget et de présenter quelque chose qui serait beaucoup plus favorable aux entreprises, à nos familles. Nous ne disons pas que nous allons faire des miracles. Mais en tous les cas ce budget est inacceptable'.

Tahitipresse: Qu'est-ce qui vous gêne dans ce budget?

Édouard Fritch: 'Beaucoup de chose nous gênent. Il y a une dose d'hypocrisie que nous ne pouvons pas supporter. On baisse les taxes pour en augmenter l'année suivante. Il n'y a pas de volonté forte de reprise du Pays au travers de ce budget, il n'y a pas de ligne directrice. Ce budget est un budget d'opportunité, c'est à dire qu'il faut répondre à tout prix aux exigences des uns et des autres pour maintenir les 29. Manque de peau, il n'a même pas réussi avec ça'.

Tahitipresse: Toutes les conditions sont-elles à présent réunies pour que l'entrevue se déroule dans les meilleures dispositions?

Édouard Fritch: "Je pense en tous les cas, qu'aujourd'hui nous avons évité de nous nous battre dans un débat qui semblerait stérile au départ puisque la volonté des uns et des autres serait malgré tout que l'on arrive à un terrain d'entente demain. Demain se présente donc sous de meilleures auspices. On va calmer les choses aujourd'hui. On va préparer nos présidents dès ce soir et demain matin, et j'espère qu'à 9h, ou au plus tard 10h, la rencontre pourra se faire".

Tahitipresse: Trois jours pour revenir sur un budget, n'est-ce pas un peu court?

Édouard Fritch: "Je ne crois pas parce que c'est un acte terriblement important pour le Pays. Le problème de délai n'est pas important pour nous. (…) Nous estimons aujourd'hui qu'il faut remanier ce budget et mettre en place des ingrédients qui vont permettre de relever le Pays, et ça, c'est vrai, on ne peut le faire qu'avec les autres, et le faire tous ensemble".

Tahitipresse: L'ordre du jour de lundi sera-t-il maintenu?

Édouard Fritch: "Oui, bien sûr. L'ordre du jour est maintenu parce qu'on ne l'a pas voté pour le moment. Donc, ça dépendra de la volonté des uns et des autres. Si on est d'accord, on verra comment on l'aménagera alors".

Tahitipresse: Vous rendez-vous à cette rencontre avec des propositions?

Édouard Fritch : "Vous savez, pour le moment pour nous, la priorité c'est le budget, les moyens à mettre en place, les moyens humains. Il ne faut pas oublier que pour que ce budget réussisse il n'y a pas que l'argent, il a les hommes aussi".

MS

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