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L'association "Vivre sans drogue" veut mobiliser les jeunes contre l'usage du cannabis

le 26 juin 2009 à 20:36  | source: Tahitipresse  | 3 commentaires

L'association "Vivre sans drogue" organisait une manifestation, vendredi à Faa'a, avec l'objectif de renforcer ses actions de prévention auprès de la jeunesse contre l'usage du cannabis. Photo: Claude Jacques - Tahitipresse L'association "Vivre sans drogue" organisait une manifestation, vendredi à Faa'a, avec l'objectif de renforcer ses actions de prévention auprès de la jeunesse contre l'usage du cannabis. "Il y a urgence", a voulu alerter le Dr Kouider Belharizi, psychiatre addictologue qui s'inquiète du nombre de cas de plus en plus important de jeunes adolescents hospitalisés après usage de ce stupéfiant.


L’association "Vivre sans drogue" a accueilli une centaine de jeunes du quartier de Pamatai, à Faa'a, dans le cadre de la Journée internationale de lutte contre la consommation de drogue, organisée à Tahiti. Les enfants étaient sensibilisés sous forme de jeux et pouvaient disposer d'information grâce à la mise en place de stands installés dans la cour de la Maison des associations de Pamatai.


L'association a en effet pour objectif de donner envie aux jeunes de vivre sans drogue, par l'animation de quartier et la prévention. Pour mener à bien ses actions de prévention, elle a pris l'initiative de susciter des vocations d'"Ambassadeurs Vivre sans drogue", qui se réunissent régulièrement avec des bénévoles adultes de manière à pouvoir s'adresser aux jeunes de leur âge et les informer des dangers d'une consommation de cannabis (appelé pakalolo, à Tahiti), alors que leur évolution physique n'est pas achevée. Les dégâts sur des cerveaux immatures sont en effet irréversibles.


"Il est temps d'agir tout de suite"


Pour cette après-midi d'animation, l'association avait également invité le Dr Kouider Belharizi, psychiatre addictologue, exerçant actuellement dans le cadre de l'unité de soins psychiatriques de l'hôpital Jean Prince, à Tahiti. Des adultes de l'encadrement bénévole de l'association, ainsi que des parents ont pu écouter ce spécialiste qui a rappelé les grands points de la création de dépendance que génère le cannabis, dont le taux de THC est "3 ou 4 fois supérieur" à celui que l'on peut trouver ailleurs.


Il a évoqué les différentes sortes de conséquences négatives sur la santé physique, psychique et mentale, que peut représenter la consommation de ce stupéfiant. Il s'est également inquièté du nombre de plus en plus important de jeunes adolescents qui arrivent dans son service, après consommation de pakalolo. "Le taux d'occupation de nos locaux est passé de 109% en 2008 à 140% en 2009", indique le Dr Belharizi. "Il est temps d'agir tout de suite", a-t-il voulu alerter en précisant également les conséquences sociales et économiques de ce phénomène. Des formations adaptées - selon les niveaux : vers les jeunes, les professionnels, les parents – sont absolument nécessaires pour enrayer ce fléau, estime le psychiatre.


La ministre de la Solidarité, Armelle Merceron, et un représentant du ministre de la Santé ont également pu suivre les explications du spécialiste. "Nous souhaitons que les autorités sauront prendre la mesure du phénomène", alarme la présidente de l'association, Jacqueline Liénard qui souhaite également mettre en place un centre d'hébergement pour ceux qui ne peuvent arrêter, seuls, de consommer du cannabis.

ATP

3 commentaires pour “L'association "Vivre sans drogue" veut mobiliser les jeunes contre l'usage du cannabis”

  1. TEPEA a écrit: 27 janvier 2010 at 03:44

    Ia orana. Je suis « MECONTENT » de ce qui se passe actuellement ce jour à la télé France O. Par une personne. Non seulement on interdit aux enfants de « fumer », mais on veut « légaliser » le « pakalolo ». Savez vous que ce produit est un élément dévastateur?. Ne venait pas me dire que c’est pour faire rentrer de l’argent dans la caisse de l’état. Mais c’est un profit pour des caids locaux. Alors moi je ne suis pas d’accord. Car tôt où tard c’est l’hôpital qui va avoir des soucis et des parents qui ne peuvent rien faire contre ce produit « illicite ».

  2. TEPEA a écrit: 28 janvier 2010 at 00:32

    Ia orana tout le monde. Je reviens encore sur cette décision par le politicien. Si toute fois c’est accepté alors on va droit au « mur ». Il faudrait qu’il propose a ces enfants de fumer ce produit « illicite ». Car pour moi il n’est pas le bon papa ce politicien.
    nana et maruru.

  3. vitev a écrit: 28 janvier 2010 at 08:54

    Tout à fait d’accord avec toi Tepea
    presque tout le monde connait au moins un exemple d’un fetii dans la drogue, et on connait les dégâts que cela produit :
    perte d’argent,
    perte de confiance, peur des autres, paranoia, problème familiaux…
    le paka c’est vraiment de la m…
    d’autant plus que les effets sont très sournois, on ne se rend pas vite compte qu’on devient dépendant, sans compter ceux qui passent le pas sur des drogues plus hot !

 
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