Une technique de production de la vanille révolutionnaire
À l'occasion de la présentation du salon de la Vanille qui se tiendra à l'assemblée de la Polynésie française, du 16 au 20 juin, Tahitipresse a rencontré des producteurs d'un nouveau genre. Trois amis ont ainsi élaboré un système d'exploitation de la vanille qui multiplie de façon considérable la production en gageant d'une qualité exceptionnelle. Cette jeune entreprise a breveté sa méthode et souhaiterait la vendre sous forme de franchise, ce qui permettrait aux autres exploitants d'augmenter leur production.
Le procédé utilisé pour la production de la vanille est inspiré de l'hydroponie. Cette culture est réalisée sur substrat neutre et inerte. Ce substrat est donc régulièrement irrigué d'un courant de solution qui apporte les sels minéraux et nutriments essentiels à la plante. Ce procédé a de nombreux avantages : moindre consommation d'eau, croissance contrôlée et rapide, moins d'attaque de nuisibles du sol, meilleure maîtrise de la précocité. Ils y ont ajouté la bourre de coco, élément essentiel à la culture de la vanille, et ont ainsi breveté la technique tout comme la serre, qui est-elle même unique en son genre car permettant un contrôle du climat. Certains détails ne sont pas dévoilés afin d'éviter de voir le procédé repris. Interview.
Tahitipresse : Vous avez mis en place une nouvelle méthode de production de la vanille, quelle est la différence avec les méthodes dites traditionnelles?
Patrick Kaiha : L'avantage de cette technique est que tu as plus de chance lors de la mise en place des pieds de vanille, à avoir beaucoup de rejets. Prenons un exemple, si l'on met en place deux lianes et qu'il s'avère qu'elles meurent, tu n'as aucun rejet, donc tu as perdu du temps. Par contre tu en mets dix et tu en as au moins cinq ou six qui vont partir, donc c'est un gain de temps. En même temps, dans l'éventualité où les dix partent, tu peux alors estimer une production de 10 kilos par tuteurs, et qui peut aller jusqu'à 12 voire 13 kilos.
Tahitipresse : Comment en êtes-vous venu à élaborer cette méthode?
Patrick Kaiha : Depuis que j'ai huit ans, ma famille produit de la vanille. À l'époque on utilisait déjà des substrats sur poteaux en bois entourés de bourres de coco. Il s'est avéré que les lianes poussent plus vite à condition de nourrir les tuteurs, de les arroser avec de l'eau. Donc nous avons mis en place un système où au lieu de perdre du temps à piquer des bourres de coco sur des tiges, on a préféré les broyer. Et pour ce faire, il a fallu élaborer un système de grillage pour mettre en place la bourre de coco. Tout le système est basé sur de "la bourre à ponie", c'est ça qui est important. Et qui dit "bourre à ponie", dit irrigation. Le tuteur doit donc toujours être alimenté en eau et produit organique. Dans ce système il n'y a pas de terre mais uniquement de la "bourre à ponie", c'est d'ailleurs comme une éponge. Mais il faut vérifier le Ph qu'il y a dans le substrat, parce que si c'est trop acide, la liane meurt évidemment. La préparation du substrat, c'est la règle numéro un. Si on ne le maîtrise pas, on ne peut donc pas maîtriser le tuteur. L'objectif est d'optimiser le substrat pour que la liane ait une croissance rapide. Plus vite la liane pousse et plus vite tu atteins la phase de production. Si on arrive à faire pousser la liane de 25 centimètres par semaine, et c'est ce que nous avons vécu, en un mois vous êtes à la phase de bouclage alors qu'avec la méthode traditionnelle il faut attendre un an. C'est la course à la croissance afin d'atteindre le plus rapidement la phase de floraison, sinon il faut attendre trois ans. Nous avons réussi cela quatre fois à la suite, et ce, grâce à la maîtrise de la mise en place de la plantation.
Tahitipresse : Avez-vous l'intention de diffuser ou commercialiser cette technique?
Patrick Kaiha : On va la diffuser mais sous forme de brevets. En effet, nous avons déposé deux brevets dans cette mise en place. Parce qu'il y a un climat à mettre en place. C'est bien beau de mettre une ombrière mais, sans maîtriser le climat, on ne peut pas maîtriser la vanille. On a eu des discussions avec le gouvernement afin de voir s'il n'y a pas possibilité d'utiliser ce procédé sous forme de franchise pour pouvoir mettre en place une exploitation future.
Tahitipresse : Quelle est la taille de votre exploitation?
Patrick Kaiha : L'étude se fait sur 300m² et dès la deuxième année nous avons produit 450 kilos. C'est énorme, voire inimaginable ! Mais il faut savoir que pour ce faire, il faut un temps de travail de six heures par jour. Pour un hectare, on pourrait ainsi produire dix tonnes. Et pour une telle exploitation il faudrait alors six employés à plein temps pour s'en occuper. On est en discussion avec une banque locale pour mettre en place notre production sur une superficie de 10 hectares.
ms

Crédible ou pas…?
le futur le dira, L’hydroponie existe depuis des générations par le monde… pour toutes les cultures.
L’expérimenter avec la vanille au Fenua est un plus.
Félicitations à Patrick,c’est vraiment une super idée.
Tous les consommateurs de la meilleure vanille au monde vont être ravis !!
florence
Voilà qui devrait aider l’économie de la Polynésie qui en a bien besoin. Un bemol peut-être pour les amateurs de vanille de Tahiti que je suis. En métropole et en Europe, l’hydroponie s’est considérablement développée avec les tomates particulièremet et le résultat est plutôt minable, absence de goût des fruits.
Avant de lancer réellement le procédé n’eût-il pas fallu tester plusieurs récoltes auprès des préparateurs chevronnés et faire analyser les vanilles ainsi obtenues? La vanille de Tahiti jouit d’une image « haut de gamme », n’est-ce pas par précipitation, couper la branche sur laquelle on est assis?
Je distribue de la vanille de Tahiti en métropole et je me réjouis car ce procédé devrait faire baisser les prix; qui dit plus grande production dit diminution des coûts, la qualité, elle, sera-t-elle au rendez-vous?
A suivre avec attention.
+1 avec perlevan.
En hydroponie, les fruits sont certes plus beau, plus gros et poussent plus vite, mais surtout moin gouteux.
Dans le principe c’est donc super, mais pour la qualité, faudra gouter.
bravo pour cette nouvelle tecnhique.
Est ce que la vanille issue de ce procédé aura toujours ses lettres de noblesse qui ont fait sa réputation sur le marché.
Une analyse des gousses sera peut etre necessaire.
Et puis attendons l’avis des préparateurs.
je suis de l’avis de Perlevan
Comme pour toutes les productions de produits ‘haut de gamme’, et la vanille de Tahiti en est un, augmenter la production, souvent en baissant la qualité (l’un ne va pas sans l’autre, et de nombreux exemples sont la pour le rappeler), va provoquer une baisse des cours, et une faillite des petits producteurs, qui sont majoritaires en Polynésie. L’exemple de la perle est tout à fait comparable. Bref, le danger, c’est une technique qui profitera à quelques uns, pour aboutir à la ruine de la majorité des autres. Bienvenue dans la mondialisation… Je pense que la priorité serait plutot de maitriser les volumes de production et soigner la qualité pour rester un produit haut de gamme, reconnu à l’international, face aux vanilles de Madagascar, Réunion, et autres… qui disposent d’une main d’oeuvre beaucoup moins chère (Madagascar) ou d’une technicité de production bien supérieure (Réunion). La encore, une question de stratégie politique…
Il ne faut pas voir tout en noir. Si, par hasard, cette vanille était d’une qualité inférieure, celà permettrait d’une part une production plus axée vers la transformation, oléorésine, poudre, vanille destinée à l’industrie (coca cola un très gros utilisateur) et d’autre part la culture traditionnelle offrant une vanille de bouche axée vers la gastronomie.
Deux mondes peuvent cohabiter sans mettre la mondialisation à toutes les sauces. Ce qui compte c’est qu’un maximum de personnes vivent de leur travail. Il n’ y a aucune raison pour qu’une activité tue l’autre. On le voit avec le vin, avec le chocolat, avec les produits de luxe; la clientèle existe pour les produits de qualité. La période de crise que nous traversons ne durera pas.
Où je suis plus sceptique c’est sur les contrôles qualité en Polynésie. Quand je vois le nombre de produits bio qu’on veut bien nous annoncer au départ de Polynésie et quand j’ai pu constater le niveau de pollution qui existait au niveau des lagons (rejets de toute nature, utilisation forcenée de produits de traitement, insecticides/engrais par exemple) je m’inquiète un peu. Les organismes de certification ne sont pas légion et la traçabilité semble être un voeu pieux.
Dans le fond celà révèle, s’il en est besoin, l’amateurisme clownesque du plan de relance gouvernemental pour la vanille.
Le plan de relance vanille ressemble, sauf erreur de ma part, à la distribution d’ombrières sur le même mode opaque et politisé que la distribution des fare MTR, et aux éternels effets d’annonces d’apprentis sorciers méritants certes, mais qui sont autant d’étoiles filantes dans le ciel de nos illusions.
Depuis plus de 40 ans, les cultivateurs de Taha’a déclarent çà et là planter en milieu naturel 1000, 2000, 10000, j’ai récemment entendu 100000 tuteurs .. Ces « performances oratoires » concernent des projets utopiques et maintiennent ainsi ces cultivateurs dans la peine et l’ignorance. ( en moyenne 300 gr / tuteur sont produits dans les vanillères alors qu’une production normale devrait produire 3 fois plus ).
Ex correspondant de presse, j’ai le souvenir il y a quelques années d’avoir poussé la porte d’une classe de collège à Taha’a pendant une opération d’information bien connue ( la journée de la science ) organisée sous l’impulsion du Pr Bagnis, en 10 secondes j’ai vu un cadre éminent de l’économie rurale montrer aux enfants médusés une diapo montrant un pied de vanille portant des gousses » grosses comme le pouce » ( je me souviens encore de l’expression ).
Quel cynisme ! venir montrer sur diapo ce que grands parents et parents n’avaient jamais réussi à produire, et ne produisent toujours pas des années après.
Après 20 ans de relances « sucettes », le vaniliculteur de base raisonne encore aujourd’hui en « nombre de tuteurs » et non en production par tuteur. Celà ne dérange apparemment personne malgré les comités vanille et l’assistance technique censée apporter la bonne parole. Une information télévisuelle pourrait aussi être dispensée.
Certes, changer les mentalités est difficile mais c’est aussi affaire de méthode, de détermination et de transparence de la part des gouvernants.
Le laboratoire » vanille » de Raiatea a travaillé pour identifier et éradiquer les viroses du plan, sélectionner des plans sains, et selon un reportage récent, travaille à définir les caractéristiques susceptibles de labelliser la Vanille de Tahiti.
Mon information est sans doute incomplète mais devant l’enjeu de l’or noir, pourquoi n’existe t’il pas aussi un centre d’étude de la culture de la vanille susceptible d’expérimenter, de tester, de mettre en pratique et comparer différents types de culture et de séchage de manière scientifiquement appliquée, de faire progresser ainsi la méthode et de la faire appliquer, de mettre les jeunes à niveau et les former à un travail rentable, ( au même titre que l’école de greffe à Rangiroa ) , de créer des zônes « pilotes » de culture de la vanille encadrées par des gens eux même compétents permettant à des jeunes d’apprendre à produire en serre mise à leur disposition et leur permettre ainsi d’accéder à un diplôme de « maître planteur », décerné par un jury indépendant, leur ouvrant des facilités bancaires et leur permettant de s’installer à leur compte.
Une progression sérieuse de la production permettrait de trouver beaucoup plus facilement des débouchés à l’exportation.
Celà serait possible en évitant le copinage et pistonage, les monopoles, etc..
Tout celà relève de la volonté des dirigeants au plus haut niveau.
Produire c’est bien, vendre sa récolte c’est encore mieux. Protéger la vanille par un label AO aurait dû être la priorité. Il est bien temps de s’apercevoir que la Papouasie vend de la vanille tahitensis …mais livre maintenant quasiment exclusivement de la planifolia. Trop tard le mal est fait et dans l’esprit du public on trouve de la tahiti « à pas cher ». Allez sur Ebay et vous verrez le nombre de vendeurs professionnels ou particuliers qui vendent de la tahiti alors que souvent c’est de la papouasie.
De plus la qualité n’est pas au rendez-vous, j’ai acheté sur e-bay de « l’eau ». Les particuliers qui préparent et vendent ne sont pas soumis à des contrôles et vendent n’importe quoi.
Les débouchés existent mais il faut vendre un prix raisonnable, un produit de qualité. Au Sial un producteur Polynésien à qui je faisais remarquer que les gousses vendues étaient de plus chargées en eau m’a répondu tout de go « oui mais c’est mieux, elle est meilleure ». A quoi servent les décrets et les règles s’ils ne sont pas appliqués, si pour un petit profit on déconsidère le produit?
Le territoire bénéficie de quelques produits « phare », perles, monoï, vanille, noni, tamanu. On ne sent pas la volonté de protéger et de défendre bec et ongle par le juridique, par des analyse scientifiques montrant le qualités intrinsèques de ces produits, par la communication…
Il est plus facile de demander et de distribuer des subventions.
Tout à fait, le jeu des subventions est truqué s’il n’y a pas de formation et d’intéressement au résultat.
Je suis persuadé qu’il y a plein de gens compétents au CIRAD ou ailleurs qui seraient prêts à lancer une ou des vanillères expérimentales et former des Polynésiens pour lancer des programmes ambitieux.
Quelques spots télé comme ceux qui passent pour l’artisanat en ce moment, seraient super intéressants pour balayer les idées reçues et dégager quelques vérités sur la plantation et la culture de la vanille.
Quand on veut, on peux…
Ia orana,
Il apparaît qu’outre « Une révolution » dans la culture de la « vanille hydroponique » :-( ,
cet article éveil la nécessité de la protection et la revalorisation de la production de
la « Vanille de Tahiti ».
Et il y a de bonnes idées plus haut, qu’advient-il de ces idées-messages lancés ici et ailleurs, sur ce sujet et tous les autres?
Une idée serait que le media qui ouvre la porte aux commentaires et/ou
espace de débat, pourrait faire suivre ou nous donner moyen de faire suivre aux « autorité » « association » « mouvement » compétents ????
@ Isa
l’intérêt de ces commentaires, c’est que tout le monde peut les lire aussi bien les autorités, les associations…Ce sujet semble sensible quand on regarde le nombre de réactions.
Le problème en Polynésie plus qu’ailleurs, c’est qu’un petit nombre de personnes détiennent la vérité, ne se remettent jamais en question et distribuent les fonds, les aides à ceux qui votent pour eux, pas à-au projet ou aux personnes qui en besoin.
En 95, déjà avec le Sivom Raiatea avec Marc Naulet j’avais aidé à un projet de coopérative pour remettre dans le droit chemin des jeunes qui avaient préféré planter du « paka »; beau projet facile à réaliser et très certainement rentable.
Qu’est-il devenu? oui les ombrières ont poussé comme des champignons mais pas pour ce projet…
Quand les Polynésiens seront devenus adultes et sauront sanctionner ces dérives par leur bulletin de vote, les choses s’arrangeront mais qui n’est pas redevable de quelque chose?
Bonjour à tous,
Je pense que beaucoup de « blogueurs » interprétent mal la notion de la nouvelle technique de culture du vanillier sous serre.
J’ai pu visiter la serre pilote qui se trouve à Faa’a. J’ai été surpris par la production; de fleurs et de gousses de vanilles.
La question fût la suivante : pourquoi cela fonctionne si bien?
J’ai moi-même une culture de vanillier sous ombrière, malgré tous mes soins, je n’est pas le même rendement.
Une chose est sûre, ce n’est pas de l’hydroponie. En fait, au lieu d’arroser les tuteurs un par un, ils appuient un bouton et tous les tuteurs sont irrigués en 30 minutes.Cela facilite le travail du « vanilleculteur ».
J’ai aussi constaté qu ils avaient une floraison mensuelle, quelque chose que je n’aurais jamais pensé. J’ai tellement été habitué par une floraison annuelle qui se déroule du mois de juin à octobre si tout allait bien, et là quasiment tous les jours il faut polliniser. De plus il faut aussi récolter les vanilles mûres. J’ai trouvé leur « technique » très géniale.
Je leur ai poser la question suivante : est-ce que la vanille est de qualité? Est-ce que vous ne dénaturez pas la vanille? La réponse fût très simple : ils m’ont juste montré des gousses de vanille qui suintées de l’huile et cela sentait la vanille. Un peu plus on aurai put les « traire ».
Ma question suivante était : n’avez-vous pas peur de trop produire? le cours de la vanille ne va-t-elle pas chuter?
La réponse fût cinglante. » Ce n’est pas avec nos malheureux 20 tonnes de vanilles préparés anuellement que la Polynésie va se hisser au rang mondial de la vanille. Au contraire, nous avons de la chance, label ou pas, d’avoir un produit unique.La question est la suivante; sommes-nous prêt à créer le marché de la vanille de Tahiti: soit 2500 tonne l’année? Il y a toute une industrie à mettre en place autour de la vanille ».
Je vous laisse dans vos méditations.
Si « arrosé » avec un liquide enrichi ce n’est pas de l’hydroponie, alors qu’est-ce que c’est?
Une feuille de tomate cultivée en hydroponie sent la tomate, le fruit est splendide, en la mangeant plus rien.
Pourquoi refuser d’emblée le verdict d’analyses? La prudence aurait voulu que l’annonce se fasse après.
Mais peut-être vaut-il mieux tout de suite des franchisés et après …on verra bien.
Ce n’est pas là une démarche très « industrielle »
Comme je l’ai dit plus haut il y de la place pour différents niveaux de qualité, encore faut-il savoir de quoi on parle.
La vanille de Tahiti en effet est hyper primee par les grands chefs de Paris, New York, Los Angeles, Seattle, Vancouver et beacoups d’autres pays. Ils n’hesitent pas a payer un bon prix pour notre vanille, parce qu’elle est la plus odorantes de toutes les vanilles. Celle des Caraibes est longue et grosse mais je vous assure qu’elle est loin d’avoir les qualites de celle de Tahiti. Ceci dit, qu’on teste bien cette vanille soit disant hydroponique. Si elle n’est pas la meme qualite de celle qu’on produit depuis x temps, cela decevra de grands chefs de part le monde. La vanille aujourd’hui est beacoups utilisee dans les produits de bains, cosmetiques et alimentaires en boites ou paquets. Peut-etre que cette nouvelle vanille si non conforme aux qualites de celle cultivee traditionellement, pourrait etre exploitee pour servir ce marche.
Maintenant, subventions agriculturelles ainsi que tout autre subventions = assistanat et y en marre de tout ca. Que le gouvernement offre des prets a taux tres tres bas meme si 1%. Employe, on nous ponctionne sur nos salaires pour la securite sociale, l’assurance maladie et le reste. Entreprenuer, on paie des taxes a gogo et un impot sur le revenu encore appele impot sur les transactions. Bref, faut assumer ses responsabilites financieres dans quelque boulot qu’on se lance a entreprendre.
Bonjour à tous, vive la rentrée.
Pour les funs de la vanille, le saviez-vous?
Sur l’île de la Réunion,une société agricole dans l’élevage de bovin, à décider de se diversifier dans la production de vanille et d’énergie renouvelable (solaire.L’idée consiste de planter les tuteurs sous un toit recouvert de panneaux solaire.Elle a pu trouver des fonds à hauteur de 300 Millions d’Euros.Je n’ai pas tous les détails de ce montage financier, mais il est écrit qu’elle bénéficie de la défisc, de l’aide de l’état etc…Ils viennent de poser la prmière pierre.
La réunion à de la chance.Une telle somme pour développer son fénua. A quand la Polynésie va-t-elle se réveiller pour lever de telles sommes pour ce genre de développement?
ILs nous parlent d’Autonomie ou d’Indépendance que sais-je, mais rien dans les faits. C’est dommage.Le polynésien serait il un « FIU » par nature ou bien cultive-t-il ce concept?