"Le Heiva n'est pas une tribune politique !" déclare Jeanine Maru présidente du jury
Bien que la présidente du jury du Heiva i Tahiti, Jeanine Maru n'a pas encore remis sa synthèse sur l'édition 2009, elle confie à Tahitipresse son analyse et livre ses impressions en rappelant aux groupes de danses et de chants, que "le Heiva n'est pas une tribune politique, ni un forum d'historiens. D'ailleurs, le nom de Heiva signifie la fête", rappelle-t-elle. Entretien.
"Ceux qui se déplacent jusqu'à To'ata, au Heiva, veulent voir de l'authentique !" explique Jeanine Maru, la présidente du jury du concours de chants et danses, qui s'est achevée vendredi soir avec la traditionnelle soirée de gala des lauréats. Unanimement, chacun s'accorde à dire que le cru 2009 a été exceptionnel.
"Vraiment exceptionnel. Tout d'abord, parce que les grands groupes sont revenus à To'ata. Ce qui n'en a rendu la compétition que plus intense. De plus, ils sont revenus en jouant la carte de l'authenticité, et avec leur propre style et personnalité", commente quant à elle, Marion Fayn, docteur en anthropologie de la danse.
"On ne vient pas à To'ata faire sa prière !"
Les concours du Heiva ont été à la hauteur des attentes des connaisseurs, mais pas à celui des membres du jury qui ont été particulièrement pointilleux sur le choix des thèmes. "C'est la beauté du thème qui fait le spectacle", affirme la présidente du jury. En catégorie Heiva Nui, les troupes Hei Tahiti (premier prix) et Oparo (deuxième prix) n'ont été départagées qu'a quelques points près.
Le thème de Oparo raconte comment, jadis, les premiers missionnaires kidnappèrent deux habitants de Rapa (archipel des Australes) pour les éduquer à Tahiti dans la connaissance de la Bible. Puis, comment ils furent renvoyés dans leur île natale afin d'enseigner les Saintes Écritures "à leurs frères indigènes".
Quant à la troupe Hei Tahiti de Tiare Trompette, elle avait axé son thème sur les affaires foncières qui sont au centre des conflits familiaux et qui lui a été inspiré par des membres de sa famille à Raivavae (archipel des Australes) d'où elle est originaire. "Il y avait une différence entre le thème développé par Hei Tahiti et celui de Oparo", explique Jeanine Maru. Pour la présidente du jury, "on ne vient pas au Heiva parler de ses soucis quotidiens ou de politique, ou comme pour Temaeva pour faire sa prière".
Jeanine Maru cite également le cas du groupe Hura Apetahi de Raiatea qui a choisi d'illustrer l'annexion des îles Sous le Vent et la révolte emmenée par Teraupo'o en 1887. "Le Heiva est, comme son nom l'indique, un lieu de fête. L'occasion une fois par an, de transmettre les coutumes, les légendes puisées dans la mythologie polynésienne", tient à rappeler la présidente du jury.
"Pas de spots publicitaires !"
Le jury a sanctionné les troupes qui ont fait de ce Heiva i Tahiti 2009 une tribune politique, un forum pour historiens ou un podium publicitaire. "Ce n'est pas non plus un lieu pour venir présenter un spot publicitaire", claque Jeanine Maru, qui prend pour exemple la troupe Poerani de Makau Foster qui a développé le thème de la préparation du monoï.
"Même au plus profond de la France où d'ailleurs, on sait ce qu'est une fleur de Tiare et on n'ignore plus rien sur le monoï ! C'est gaspiller du temps que de l'exposer au Heiva".
Elle poursuit avec la passion qui la caractérise : "le Heiva a lieu une fois par an et doit avoir une autre valeur. On ne vient pas y faire un Tiare Show ou un Coco Show. To'ata n'est pas un hôtel ou une scène internationale où l'on présente les aspects touristiques de la Polynésie. On n'y vient pas expliquer comment râper le coco, comment enfiler les fleurs de Tiare. On vient au Heiva parler culture, techniques de danse", argumente la présidente.
Le jury ne semble pas avoir apprécié non plus que le groupe Ahutoru de Arue, soit venu avec un style et des costumes fortement inspirés de Hawaii.
Le public veut voter
"Le public veut voter ! Il faut l'écrire", confie Jeanine Maru qui enchaîne : "Depuis 1989, depuis vingt ans, et cette année encore, j'avais demandé à Julien Mai, directeur de Heiva Nui, d'installer des urnes à l'intention des spectateurs. À la sortie de chaque soirée, ils pourraient ainsi donner des notes aux troupes. Le public a payé, il a le droit de donner son sentiment et ses coups de coeur !".
Un prix du public serait bien venu. "On aurait peut-être des surprises", affirme Marion Fayn.
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Superbes photos! Qu’est-ce que j’aurai aimé y être!!!
Bonjour ,madame la présidente du jury,
Et bien si Heiva veut dire Fête, on se demande ce que vous « faite » là!Si vous continuer à insulter les grandes Troupes qui nous ont fait l’honneur de revenir à To’Ata, on risque de se retrouver l’année prochaine sans les grands noms de la danse polynésienne!
alors sachez un peut mieux maîtriser votre rôle.
Vous êtes Présidente du Jury, d’accord! Mais le heiva sans vous pourrait continuer d’exister, par contre sans les groupes de danses que vous avez ridiculisé, ils ne vous resterait plus grand chose à faire à votre poste.
Alors laisser aller votre coeur à la fête, nous sommes polynésiens, nous n’aimons pas que l’on dise du mal gratuitement.
Vive la fête, vive le Heiva!
Trop chouettes ces images en noir & blanc, ça change et c’est
tout aussi joli !
Merci à Madame la présidente du jury d’avoir osé donner un avis aussi franc sur ce Heiva 2009, nous éclairant au passage sur le choix du jury.
Certes Mme MARU se montre un peu brutale mais l’absence de langue de bois dans un pays où il ne fait pas bon penser par soi-même est une grande bouffée d’oxygène.
Je peux comprendre que certains groupes se sentent blessés par ses propos mais au moins, maintenant, nous connaissons les règles du jeu…pourvu qu’elles ne changent pas d’ici l’année prochaine.
Les grands groupes reviendront toujours sur To’ata, c’est génétique!
Quoiqu’il en soit: longue vie au Heiva et longue vie à notre culture car ce sont aussi bien les lauréats que les perdants qui fait d’elle ce qu’elle est: une culture vivante, avec ses feux d’artifice et ses contradictions!!!
Bonjour, Madame la présidente du jury,
Je n’ai pas m’empecher de réagir à vos commentaires concernant la troupe de Makau Foster. Je cite le paragraphe et vos commentaires:
« Le jury a sanctionné les troupes qui ont fait de ce Heiva i Tahiti 2009 une tribune politique, un forum pour historiens ou un podium publicitaire. « Ce n’est pas non plus un lieu pour venir présenter un spot publicitaire », claque Jeanine Maru, qui prend pour exemple la troupe Poerani de Makau Foster qui a développé le thème de la préparation du monoï.
« Même au plus profond de la France où d’ailleurs, on sait ce qu’est une fleur de Tiare et on n’ignore plus rien sur le monoï ! C’est gaspiller du temps que de l’exposer au Heiva ». »
Mais madame le monoi fais parti de la culture polynésienne. Excusez ma franchise, mais affirmer sue le heiva n’est pas un lieu pour venir présenter un spot publicitaire en parlant du monoi est d’une bêtise affligeante. D’autant plus qu’elle vient de votre bouche, Madame Jeannine Maru, je le rappel présidente de jury pour ce Heiva. J’espère que vous ne pensez pas ce que vous dites, et que vous tentez justifier les résultats surprenants de ce heiva.
Je rajouterai en toute cordialité, madame que vous feriez bien de sortir de votre bulle. Affirmer qu’en France, la fleur de tiare ainsi que le monoi n’a plus aucun secret et totalement faux. Une grande partie des Français ne savent pas ce qu’est la fleur de tiare, et ne savent pas non plus ce qu’est le monoi.
Vive le HEIVA!
Madame Maru, je crois que vous n’avez pas bien lu les dossiers présentés. Notre groupe de danse, HURA APETAHI vous a proposé comme thème, l’annexion des Iles Sous Le Vent: il s’agit d’une partie très importante de notre histoire. Vous qu’on vante comme une personne franche, vous n’êtes pas sans ignorer que l’histoire est aussi de la politique. Or, nous avons chanté et dansé notre histoire, nous avons écrit les textes selon les documents écrits par ces mêmes personnes qui ont conquis nos îles et qui avaient l’écriture pour eux. Nous n’avons rien modifié, ni interprété à des fins politiques, lisez notre dossier s’il vous plaît. Nous n’avons pas fait de la pantomine,de théatre, mais un spectacle de chants et de danses tirés de notre culture: otea, aparima, himene ruau, pa’o'a, hivinau, pas de déguisements mais des costumes règlementaires, pas d’accessoires genre armes etc, mais des gestes et des sons pour illustrer notre thème. Teraupo’o comme ses amis, ont vécu ce drame et, ce 17 juillet 2009, nous étions là pour eux, pour raconter leur combat; Nous étions là pour leur histoire, leur mémoire, NOTRE espoir.La tristesse fait aussi partie de nous, est-elle donc à bannir du HEIVA?
Reva GOLTZ de HURA APETAHI
Quant au spectacle de Coco HOTAHOTA de Temaeva, il vous faut apprendre à comprendre SES spectacles au delà du premier degré. Il n’a fait que crier, chanter, danser son AMOUR immense pour son pays, son fenua, sans aucun signe religieux quelconque, sans bible par exemple. Sa prière n’était qu’un chant d’amour, magnifique, émouvant et fort, comme tous ses spectacles, sans rien d’archéologique, appellons-le par son nom: AUTHENTIQUE
Merci Coco pour ton génie
Un dernier mot encore: donnez-nous tout de suite la liste des thèmes à développer, et celle des thèmes à banir, vous n’aurez plus grand monde à votre « fête » croyez moi.
A bon entendeur, salut
revagoltz@hotmail.com pour tous ceux qui voudront faire des commentaires.
Oui merci Mme MARU pour ces éclaircissements quant à vos choix qui confirment ce que que nous appréhendions: il est clair maintenant que vos choix ont été motivés par le sujet du thème lui-même plutôt que par sa mise en scène . Pas de prière à To’ata, ni de message politique, ni de spot publicitaire! n’importe quoi Madame! où avez-vous vu tout cela? alors que justement ces groupes ont su exprimer ces thèmes tout en beauté, légèreté, avec esthétisme et finesse!
Apparemment vous préférez les interrétations de premier niveau avec si possible un maximum d’accessoires et d’artillerie lourde sur scène, tout cela avec aussi un maximum de ough ough! de cromagnons! oè ! vous ne faîtes pas dans la dentelle, on le sait maintenant! alors chers chorégraphes , costumières et musiciens, l’année prochaine, pas la peine de vous casser la tête avec les détails.
Le pire de tout est d’avoir primé le groupe Oparo : car je fais partie des nombreuses personnes qui font tout ce qui leur est possible pour revaloriser l’image de nos tupunas surtout aux yeux de nos jeunes et de nos enfants! En fait vous ne méritez pas cette place de Présidente du jury car vous n’êtes alors plus digne de vos ancêtres.
Encore un mot, ou plus, il y a tant à dire et à redire:
Définition du mot patrimoine, la catégorie dans laquelle HURA APETAHI a concouru: Le patrimoine fait appel à l’idée d’un héritage légué par les générations qui nous ont précédées, et que nous devons transmettre intactes aux générations futures, ainsi qu’à la nécessité de constituer un patrimoine pour demain. On dépasse donc la simple propriété personnelle. Donnez-nous donc votre version, madame Maru. Où est le mal dans cette transmission d’un patrimoine, quel qu’il soit ? Il faut accepter notre histoire, je ne regrette en rien d’être devenue française, j’en suis même heureuse et fière.
Nous avons voulu transmettre l’héritage, pour ne pas oublier.
Reva GOLTZ de HURA APETAHI
Faire l’apologie de la préparation du monoï n’a rien d’un spot publicitaire, il ne fait que raconter une pratique ancestrale que beaucoup de jeunes vont oublier à force d’acheter des « monoï » de marques diverses.
Unanimement, chacun s’accorde à dire que le cru 2009 a été exceptionnel, tous sauf qui ???
Rev
« C’est la beauté du thème qui fait le spectacle »
Je croyais que nous parlions du Heiva, vous savez, cette fête populaire ou des groupes de danseurs passionnés viennent essayer de nous transmettre leur vision de la culture, du bonheur, de la fête !
Je ne savais pas que c’était tout simplement un spectacle !
Décidemment, Tahiti a perdu le sens de la fête.
Coco, et les autres, en juillet prochain, allez donc danser pour les gens des iles. Pourquoi pas à Huahine, Raiatea, Tahaa, ou Bora !
Nous serons nombreux à faire le déplacement pour assister à cette fête là !
Je suis révoltée par les propos indécents tenus par les membres du jury depuis l’annonce des résultats du heiva, le plus beau depuis l’an 2000 du fait de la participation des pupu hura tau en nombre.
Les grands chefs de groupe nous ont gratifiés de magnifiques prestations malgré la morosité ambiante et le fait qu’ils aient dû gravir des montagnes pour monter leurs spectacles.
Considérant que, primo: dans tout concours il n’y a jamais qu’un seul gagnant;
secundo: il n’y a pas d’appréciation plus subjective que celle que l’on porte aux arts du spectacle: le ressenti qui induit notre jugement étant spontané et fugace;
tertio: toute évaluation est conditionnée par la culture de chacun et les membres du jury ne sont pas omnipotents (ne savent pas tout) ;
quarto : n’étant jamais que des hommes ou des femmes comme les autres, ils peuvent avoir un coup de cœur qui participe également à former leur jugement.
Tout cela explique que les pupu hura tau en lice cette année ne soient pas TOUS sur les plus hautes marches du podium. (J’ai écarté d’office l’éventualité que certains aient pu volontairement éliminer ou déclasser un groupe par mesquinerie ou pour régler de vieux comptes : ces pratiques là sont révolues, c’est sûr !!)
Mais qualifier le magnifique spectacle de Tamariki Poerani de spot publicitaire est une insulte à la culture polynésienne : depuis quand le monoi n’a-t-il qu’une valeur marchande ou exogène (étrangère) ? Est-ce le jury 2009 qui a décidé que le savoir faire et les multiples usages de cette tradition polynésienne probablement millénaire n’a pas droit de cité au heiva ? Pas authentiquement polynésien le monoi ?
Nier la légitimité d’expression du thème de Temaeva – Upu no to’u fenua – dans l’enceinte de To’ata, après avoir récompensé – La création – selon Iriti de Heikura Nui en 2007 ou – L’arrivée de l’Evangile – selon Pierrot de Tamariki Oparo cette année, relève de la bêtise pure et simple et témoigne pour le moins de la plus grande errance intellectuelle. Pas authentiquement polynésien la prière pour son fenua ?
Renvoyer « La révolte de Teraupo’o » aux confins du Temehani voir même au Po sous prétexte que ce sujet relève de l’histoire politique est un déni de la Polynésie d’aujourd’hui, fruit d’une histoire et d’un passé méconnu que plusieurs sciences plus ou moins exactes permettent de mieux appréhender. Pas authentiquement polynésien la guerre pour cause de refus d’abandonner son fenua à l’étranger ?
On contredit en passant un autre membre du jury (Matani Kainuku) qui vantait les mérites de l’archéologie pour une meilleure compréhension et connaissance des temps passés.
N’oublions pas les envolées lyriques déplacées et maladroites de Antonio Iro justifiant le 1er prix de Hei Tahiti en opposant les jeunes chorégraphes et leurs aînés ou pire, évoquant le plébiscite unanime des membres du jury , dès le début du concours, des spectacles récompensés au final.
Mais je suppose qu’on peut avoir remporté plusieurs fois le titre de meilleure danseuse sans pour autant avoir les dispositions et compétences intellectuelles inhérentes à l’exercice de membre du jury. Que le jury se taise, qu’il garde ses commentaires pour la synthèse, qu’il pèse ses mots et argumente ses positions, mais de grâce, qu’il cesse de gâcher la fête.
Enfin, merci à tout ceux qui ont fait de ce heiva une vraie grande fête, certains dans l’ombre, d’autres sous les spot lights : merci à vous pupu himene, pupu ‘ori et artistes qui avez touché notre cœur et nous avez permis de nous sentir très fiers d’être polynésiens.
Voilà une interview qui ne sert pas à grand chose si ce n’est mettre de l’huile sur le feu… Tahiti Presse, nous aurions préféré des résumés de chaque soirée avec de jolies photos, des critiques constructives de chaque spectacle, mais cette année: rien, le néant ! Si, un article sur la dernière soirée, la remise des prix et cette interview inepte. Bien maigre pour un si beau Heiva. En attendant, je me régale des commentaires… Vive le Heiva i Tahiti !
Je suis profondément choquée par les propos rapportés ici de Jeanine Maru. De l’avis de tous, le cru 2009 du Heiva I Tahiti est exceptionnel. Les groupes primés méritent amplement leurs récompenses et peuvent s’enorgueuillir. Les autres n’ont pas pour autant démérité. Ils peuvent aussi être très fiers de leur travail et des merveilleux spectacles et des mélodies enchanteresses présentés.
Madame Maru devraient garder à l’esprit qu’une troupe est constituée d’une centaine de jeunes artistes. La présentation d’un spectacle représente la concrétisation de plusieurs mois de travail acharné, de répétitions, de tensions sans parler de l’investissement personnel et du coût financier supporté par tous ces artistes. Je me permet de lui rappeler tout cela au vu de ses déclarations, du dédain, du mépris et de la condescendance qu’elle distille dans ses propos.
Je n’ai pas participé au Heiva 2009 et pourtant cela ne m’empêche pas de me sentir indignée par les « maux » de madame Maru. Déplacés, grossiers, insultants, indignes d’une polynésienne… Je n’ai pas participé au Heiva 2009 pour plusieurs raisons. Je n’ai pas participé au Heiva 2009, et finalement, je me dis que j’ai eu raison… Vais-je y participer l’année prochaine, ou même seulement y assister? Je ne sais pas…
Mes amitiés madame Jeanine Maru, élue trois fois meilleure danseuse du Tiurai…
Dans l’émission de John Mairai ce soir, lundi 27 juillet sur TNTV, Jeanine Maru nie avoir tenu de tels propos à l’égard du thème de Temaeva et Tamariki Poerani.
Qui doit-on croire : le journaliste ou la présidente du jury du Heiva ?
Monsieur le journaliste, une réponse pour nous éclairer tous ?
Tout d´abord, je m´étais contentée de « dévorer » les fantastiques photos en noir et blanc, qui font si bien ressortir les expressions du visage, les attitudes,… mais après la lecture de tous ces commentaires venus directement des entrailles, je ne peux qu´éprouver de l´émotion et répéter avec ceux qui ont pris la « plume » pour dire leur opinion, qu´un peuple se forme et sort peut-être grandi de son histoire, ou de celle qu´on lui impose, mais qu´il en gardera toujours les traces. Il faut savoir accepter ce qui pèse au coeur ce chacun, si le résultat, par l´intermédiaire de la danse,… est si magnifique que le fut ce Heiva 2009! Nul n´a le droit de se plaindre, vraiment…
A propos: pour moi, le monoi, à l´écart de la pub, et du reste, c´est quelque chose de sacré qui vient de Mère Nature, et sa fabrication ressemble initialement à un rite, un rituel … et fait depuis toujours partie intégrante de la culture polynésienne, non? Alors…
Ce Heiva a été l’un des plus beau auquel j’ai eu la chance d’assister.
Pour ce qui est des propos repris dans Tahiti presse, plutôt que de jeter la pierre je chercherai à les replacer des leur contexte. Les médias, nous le savons tous sont avides de sensationnel.
Ce que je regrette par contre c’est le triste spectacle auquel nous avons eu droit hier au soir sur TNTV où deux des membres du jury ont été jetés en pâture aux chefs de groupes présents.
Je remercie donc la Présidente du jury et Valérie Gobrait pour avoir gardé leur sang froid face aux propos dénigrant d’un Coco Hotahota parlant de « Taka Village » ou s’interrogeant sur l’identité de son interlocuteur « Valérie… Gobrait ? c’est bien çà ? ».
Valérie, même si tu n’as pas l’expérience et toute la connaissance d’un Coco Hotahota, tu fais déjà partie des gens qui compte dans le milieu culturel. Et tu as des qualités qui semble parfois leur faire défaut : l’humilité et le respect de tes aînés.
Le jury méritait un minimum de respect.
Questions au jury :
Pourquoi n’avoir pas conservé les catégories « création » et « tradition » tant les spectacles auxquels nous avons assistés étaient difficilement comparables ?
Suggestions au jury :
- Pourquoi ne pas créer un prix spécial du jury qui serait son coup de coeur et lui permettrait de sortir des critères techniques qui balisent leur notation.
- Lorsque deux groupes de Himene se produisent dans la même soirée, pourquoi ne pas alterner les passages en commençant par un Pupu Himene puis un groupe de Danse suivi d’un autre pupu Himene pour conclure par un groupe de danse.
Mon classement 2009 :
Création : 1er O tahiti
Tradition : 1er Tamariki Poerani
Coup de coeur : 1er Tamariki Oparo
C’est bien dommage tout ça. Je ne nierai pas le fait qu’à l’annonce des résultats, beaucoup ont été choqués, mais avons de penser quoi que ce soit, voulaient seulement avoir des explications. Il est sur qu’après l’émission que John Mairai a suscité (très intéressant), je comprend la révolte de tout le monde. On pensait tous (après la remise des prix), avoir confiance en l’impartialité du jury, mais malheureusement après cette émission, et les interviews qui se succédent, il y a de quoi douter. Je trouve ça vraiment dommage. Ce heiva promettait d’être grandiose, il l’est vraiment. Ce qui est troublant, c’est que ce n’est pas seulement un groupe qui conteste, mais tout le monde. Et comme si ça suffisait pas, il faut que des grands noms de la danse soient carrément insultés. La céromonie d’ouverture n’est donc qu’une comédie?
Ia ora na
Polynésienne expatriée, je suis choquée par les propos de la présidente du Jury qui ne devrait plus jamais en faire partie !
Comment peut-on ainsi maltraiter notre culture ?
Comment peut-on dire autant de bêtises ?
Jeanine, tu devrais venir en France et te rendre compte, par toi-même, que NOTRE monoï est totalement méconnu des français !!! Pour eux, le monoï, c’est une huile solaire !!
Nous nous efforçons de changer cela en proposant du vrai monoï de chez nous et en expliquant ce qu’est le monoï pour tout(e) polynésien(ne) et crois-moi, les françaises qui l’essaient l’adoptent en … huile de jour (à la place de leur crème de jour) et elles posent des questions et on en est ravies !!
A propos de Coco, j’aurais aimé voir sa troupe sur scène chanter son amour pour son pays – du pur Coco quoi.
Par contre, O Tahiti E n’a pas forcément ravi le public car le thème était confus et le message … incompréhensible !
Il faudrait aussi que vous arrêtiez d’empêcher les gens de prendre des photos et/ou de filmer !! Depuis quelques années, plus de DVD du Heiva, pourtant les places sont chères !!!
C’est ça la culture pour vous, le jury ? Faire raquer les spectateurs jusqu’à les en dégoûter par des propos déplacés et un vote qui laisse plus qu’un doute planer ?
Je suis de plus en plus déçue, écoeurée par ces dérives, alors que nous avons eu, cette année, le plus beau heiva depuis ….
bonjour!
je suis un jeune étudiant bien loin de cet art qui est la danse!
je voudrait juste donner mon avis en tant que spectateur et admirateur!
quel beau spectacle vous nous avez tous donné du gagnant « hei tahiti » aux « GRAND perdant »(qui n’ont pas démérités)!!
pour ma part j’ai préféré la troupe de TEMAEVA, qui pour MOI m’ont fait transporté vers un tahiti d’antant avec beaucoup d’anthenticité et de simplicité!
MAURURU à tous pour ce beau HEIVA I TAHITI!!
P.S:et que toutes les mauvaises langues se taisent!!:)
hier soir dans l’émission de J.Mairai sur TNTV, sans prendre parti ni pour l’un ni pour l’autre, j’ai trouvé que Valérie G. s’est très bien défendue avec un tahitien parfait très approprié, ce qui prouve que malgré sa relative jeunesse, elle justifie largement son rôle de « spécialiste es lettre » dans le jury.
Madame MARU, vous n’avez pas votre place au sein du jury, d’ailleurs les autres membres du jury non plus, vous ne devez pas avoir grand chose dans votre tête pour oser parler de cette sorte, il ne servait à rien de jeter des propos aussi désobligeants envers de meilleurs groupes que celui qui a été primé pour essayer de cacher votre préférence (non pas par rapport à la prestation du groupe) et votre grande amitié à Mme TROMPETTE, qui aurait été très déçue de n’avoir pas gagné ce Heiva, pourtant aux yeux du public, et des avis que j’ai pu entendre à droite et à gauche, les prestations de Coco et de Foster étaient de loin les plus fascinantes et les plus appréciées, qu’avez vous vu du spectacle, réellement, étiez-vous présente lors des autres manifestations ? Alors svp Mme MARU, ne présidez plus aucun Heiva, vous ne feriez que gâcher un si beau spectacle.