Mini jeux du Pacifique : l'haltérophilie, discipline d'émancipation
Mardi, vont débuter les épreuves d'haltérophilie, discipline où Tahiti est inscrite, présentant une équipe de jeunes dont le "doyen" est âgé de seize ans. C'est donc dans une optique de découverte du haut niveau et dans la perspective des Jeux du Pacifique de 2012, que celle-ci a fait le voyage jusqu'à Rarotonga.
Patrice Rouault, chef de la délégation d'haltérophilie, aborde ces Mini Jeux comme une étape intermédiaire avant les Jeux du Pacifique de 2012, qui auront lieu en Nouvelle-Calédonie, afin que ses poulains puissent découvrir le haut niveau et apprécier le chemin qu'il leur reste à parcourir afin d'atteindre celui-ci.
L'haltérophilie, vecteur d'émancipation
Ne se faisant guère d'illusions quant aux résultats des haltérophiles tahitiens face aux petits États émergents du Pacifique, tels Nauru, Samoa et Kiribati, dont les athlètes se sont appropriés l'haltérophilie comme discipline d'émancipation, Patrice Roualt argumente : "Ils sont habitués à une vie rude et ne rechignent pas à l'effort, de plus on pourrait dire qu'ils sont "génétiquement" faits pour l'haltérophilie. Ce sont vraiment deux mondes différents".
Là où à Tahiti, deux entrainements par semaine sont un maximum, les athlètes Samoans, Nauruans et ceux du Kiribati n'hésitent pas à s'exiler à l'étranger, dans des centres d'entrainement, où ils sont pris en charge professionnellement et pratiquent deux fois par jour. Deux mondes différents effectivement.
PB
