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Une journée sous la menace du tsunami

le 29 septembre 2009 à 19:01  | source: Tahitipresse  | 16 commentaires

Alerte au tsunami : A Papeete, front de mer interdit, embouteillages et réseaux téléphoniques saturésL'alerte au tsunami levée, place au bilan. Si le haut-commissariat et le Pays se déclarent satisfaits des mesures prises lors de l'alerte, des enseignements sont à tirer tant en ce qui concerne les communications, saturées, que la logistique d'évacuation de certains établissements scolaires. En effet, des élèves ont été laissés livrés à eux-mêmes, deux ayant été légèrement blessés à Papara.

 

 

 

A Tahiti, le haut-commissariat a déclenché le plan Tsunami, "alerte rouge" à 9h, mardi matin, un séisme d'une magnitude de 8.3 sur l'échelle de Reichter ayant été enregistrée aux Samoa à 7h50, où plusieurs habitations ont été détruites par des vagues de près de trois mètres. Celles-ci ont provoqué des inondations dans des villages côtiers et des villageois ont dû se réfugier sur des hauteurs. L’aéroport de Pago Pago a été fermé, des vagues étant parvenues jusqu’aux pistes d’aviation.

 

Au vu des informations diffusées par le laboratoire de géophysique de Pamatai et le centre d'observation situé à Hawaii, les autorités ont donc décidé de la mise en place d'un plan d'urgence. A l'aéroport de Tahiti- Faa'a, tout atterrissage et décollage ont été interdits à partir de 9h40. Les écoles ne possédant pas de bâtiments à étage et se trouvant près des côtes ont également été évacuées.

 

 

A Papeete, front de mer interdit, embouteillages et réseaux téléphoniques saturés

 

 

Rapidement, après que l'alerte a été donnée, les réseaux téléphoniques ont été saturés. Les personnes habitant ou travaillant près des côtes ont reçu l'ordre de se rendre sur les hauteurs. Le front de mer de Papeete a été interdit d'accès. En ville, les routes intérieures - tant en direction de la côte Est que de la côte Ouest - ont été prises d'assaut par les automobilistes qui souhaitaient récupérer leur enfants ou rentrer chez eux.

 

Finalement, les vagues attendues ont atteint Papeete aux environs de 11h, ne mesurant qu'entre 25 et 35 centimètres. L'alerte a été levée à 12h03, à l'exception des Marquises. Sur l'archipel de la Terre des hommes, on a assisté à une montée des eaux plus importante, la vague mesurant près d'1,5 mètre. Le quai de Ua Pou s'est retrouvé submergé et dans certaines baies la mer s'est retirée. L'alerte a finalement été levée à 14h50.

 

 

Le temps du bilan a sonné

 

 

Le haut-commissariat et le Pays, qui ont travaillé de concert, se déclarent "satisfaits". Pour les autorités, la circulation a été bien gérée et, en trois heures, la population a été mise en sécurité. Certains points sont cependant à revoir. Les plans communaux de sauvegarde qui ne sont pas en place doivent l'être pour éviter, en cas de risque nouveau et plus important, de rencontrer des difficultés. Des lignes téléphoniques prioritaires devraient être instaurées afin de permettre aux autorités de communiquer plus facilement.

 

En ce qui concerne l'évacuation des écoles, de nombreuses difficultés ont été rencontrées. Soumis à des informations contradictoires ou mal transmises, certains élèves ont été livrés à eux-mêmes. À Papara, des élèves se sont réfugiés seuls sur les hauteurs, leurs professeurs étant partis. Il aura fallu l'intervention des pompiers pour récupérer certains jeunes montés trop haut, ne pouvant redescendre sans aide. Parmi les personnes secourues, deux touristes qui avaient suivi les élèves. En outre, deux élèves ont été blessés et un troisième pourrait avoir le bras cassé.

MS/CJ

16 commentaires pour “Une journée sous la menace du tsunami”

  1. JIEC5640 a écrit: 29 septembre 2009 at 22:44

    Il semble que les sirènes d’alerte n’aient pas fonctionner partout. ce serait le cas à PUNAAUIA

    a vérifier donc.

    Plan de crise à monter à l’OPT pour permettre les com d’urgence : c’est techniquement possible !

  2. clairdelune a écrit: 30 septembre 2009 at 00:56

    Ayant appris sur facebook qu´un tsunami avait été annoncé, je suis restée devant mon PC, tout en essayant d´obtenir des infos. Ensuite j´ai écouté radio RFO où j´ai aussi entendu les témoignages plutôt « négatifs » de certaines institutrices quant au fonctionnement des lignes téléph. Mais je félicite tous les enseignants qui ont accordé la priorité à l´évacuation de leurs élèves! Bravo! Quant à ceux qui – selon cet article – ont filé, eh bien, que doit-on dit de cette conception de la pédagogie?
    En tout cas, je suis soulagée et heureuse que rien de grave ne se soit passé, et en pensées, je suis avec vous!

  3. Etetera a écrit: 30 septembre 2009 at 02:28

    Alors ça, c’est très grave de la part des enseignants !!! Laisser les enfants livrés à eux-mêmes ??
    Attends, on leur confie nos enfants en pensant avoir à faire à des personnes responsables et résultat : ils se cassent en laissant les gamins se débrouiller seuls ??? C’est SCANDALEUX !
    Là, il y a manifestement des choses à faire

  4. mataragi a écrit: 30 septembre 2009 at 06:48

    Thanks God, everyone was okay.I was so worried about my family who lived in the island and Tahiti.Thanks again, the tsunami didn’t reach Tahiti.

  5. bruotguy a écrit: 30 septembre 2009 at 07:28

    Bonjour aux 4 commentairistes. En particulier à ETETERA à qui je dirais :
    « Oui tu as raison en ce qui concerne les profs : ils doivent au risque de leur propre vie s’occuper avec un entier dévouement des enfants qui leur sont confiés c’est dans leur déontologie.
    Mais mon cher ou ma chère!!! où était le « Super Héros je cite SANDRAS dans tout çà??? ou un membre éminent de son conseil municipal???? Les médias n’en font pas état. Peut-être était-il entrain de compter ses billes dans son nouveau parti et de les emmener sur les hauteurs au cas où il en perdrait?

  6. vea1 a écrit: 30 septembre 2009 at 07:49

    En me pointant sur tahitipresee.pf, la Dépêche, et les sites étrangers, j’avoue avoir été très concernée pour nos îles. Je félicite tout le monde qui a participé à l’évacuation et qui a pris l’alerte très au sérieux. On n’a pas subit de dégâts cette fois-ci et j’espère que si on aura un autre épisode de la sorte, que tout le monde encore une fois respecte l’alerte; mieux prévenir que subir. Je suis déçue des enseignants qui se sont tirés au lieu de guider et de s’occuper de leurs élèves ; c’est déplorable. Je comprends qu’ils aient peut-être des parents âgés, des enfants à la maison, à la garderie ou dans d’autres établissements, mais ils devaient à ce point faire confiance aux personnes à la charge de leurs chers membres de famille de s’occuper d’eux. Ce sont des prérogatives à discuter et planifier quand la famille est dispersée d’un bout à l’autre de l’île. Maintenant, pour ceux autour de vous qui diraient qu’on a panique pour seulement 25cm ou 2 mètres de vagues, dites leur de s’engager à aller aider Samoa et peut-être qu’ils se foutraient un peu moins de la tête de tout ceux qui ont respecté l’alerte même pour des vaguelettes. Je suis contente qu’on s’en est tire. Bravo encore au plan d’évacuation et à tout ceux qui ont respecté l’alerte.

  7. Montargis a écrit: 30 septembre 2009 at 09:33

    Habitant de Punaauia à proximité de l’école 2+2, je n’ai pour ma part pas entendu la sirène. Problème technique sûrement.
    Je dis bravo à tous les enseignants qui ont su prendre leur responsabilités et probablement des initiatives. S’il y a eu quelques ratées, je ne pense pas que cela représente un gros pourcentage de la population enseignante.
    Et pour répondre à bruotguy, pourquoi encore une fois, parler de politique? A croire de Bruno te dérange? Était-il le seul élu absent de toute la Polynésie française? A vérifier.
    Arrêtez de mêler la politique dans toutes vos réflexions, et mettez vous au travail.
    Allez bon courage, et surtout que cette alerte nous serve de leçon à tous et en particulier le respect des consignes quand elles sont données.

  8. pierrel a écrit: 30 septembre 2009 at 10:22

    Coll… Lire la suiteège de Papara, on en met une couche : une amie vient d’arriver avec tous les gosses couverts de boues et légères blessures, les profs leur ont demandé de prendre leurs affaires en leur disant courez, courez, courez dans la montagne, certains profs ont pris leur bagnole et se sont barrés, les gamins sont partis dans tous les sens, ont couru 1h ds la montagne ; certains ont balancé leur sac ou les ont vidés des livres et cahiers trop lourds,ils se marchaient dessus, aucun encadrement d’adultes, les gamins se sont retrouvés seuls dans la montagne, un gamin a réussi à joindre sa mère au tel en pleurs qui a constaté tout ça, une autre gamine proche du malaise, une autre encore écorchée au visage et à la jambe et 3 gamines effondrées, c’est tout simplement scandaleux. On a vu des gamins perchés sur des rochers appelant à l’aide, aucun point de ralliement, bref si vous cherchez votre gamin ce soir, allez faire un tour dans la montagne ! Certains n’ont plus d’affaires d’école, magnifique! Exemplaire !

  9. stef38 a écrit: 30 septembre 2009 at 10:27

    en survolant tt ca je vois q certain sont sur place. est ce que quelqu un pourrait me dire si le petrolier le maohi est bien arrive a quai car sans voie de communication la petite famille s inquiete…merci d avance a vous tous

  10. bruotguy a écrit: 30 septembre 2009 at 10:58

    Montargis je ne peux laisser passer ta réflexion quoique prise dans le sens que tu lui donnes je peux comprendre. Mais ma pensée allait dans le sens suivant : Nous avons mis en place dans chaque commune des représentant du peuple. C’est comme dans un bateau il y a 1capitaine , un équipage et des passagers. En cas de coup dur que fait le capitaine « il a le soucis permanent de sauvegarder ses passagers, puis son équipage et quitte ou sombre avec son navire mais en dernier. Où était le capitaine ou son second dont j’ai parlé et dont les médias n’ont pas fait acte de sa présence alors que par contre ils citent 2 enfants blessés?

  11. tamatoar a écrit: 30 septembre 2009 at 13:07

    Les enseignants « en panic » devraient montrer l’exemple au élèves. C’est SCANDALEUX.

  12. jbctah a écrit: 30 septembre 2009 at 13:11

    Beaucoup de commentaires pour une « vaguelette » même pas perceptible…

  13. Digitale a écrit: 30 septembre 2009 at 17:05

    Cette alerte a surtout démontré la faiblesse des télécoms du Pays. Voila ou conduit le MONOPOLE… Si les autorités locales avait libéré les télécoms, d’autres opérateurs auraient mis en place leur propre réseau. Ce qui aurait évité la saturation. Même les pays d’Afrique ont compris l’intérêt de libérer ce secteur. Contrairement à ce qu’on croit ici, les « républiques bananes » ne se trouvent pas forcemment en Afrique mais plutôt dans le Pacifique sud…

  14. Montargis a écrit: 1 octobre 2009 at 07:33

    bruotguy, merci de m’avoir lu. Je suis tout à fait d’accord avec ta conception de la responsabilité des élus. Toutefois si certains appliquent ce principe, en pensant d’abord aux administrés, et ensuite… s’ils ont le temps, à eux même et aux leurs, il faut bien reconnaître que la grande majorité des responsables locaux pensent d’abord à eux. Quand je parle de responsable, je pense à tous; les élus, mais aussi à tous les CHEFS; chefs d’entreprise, chefs de service, mini chef, etc.
    Je crois savoir que dans la cavalerie, il existe un principe pour illustrer ma pensée : Quelque soit les circonstance, le cavalier s’occupe d’abord de sa monture, et ensuite de lui même.
    De toute façon, bruotguy, nous somme d’accord, et c’est bien là le principal.
    Je ne souhaite qu’une chose, c’est que pour la prochaine vague, toutes les ratées aient été corrigées, mais je n’en suis pas si sûr.
    Gardons espoir

  15. watermythe a écrit: 1 octobre 2009 at 14:02

    Les enseignants ont la responsabilité de garder les enfants jusqu’à ce que les parents viennent…Merci de faire attention a eux comme s’ils etaient les votre car je suis sur que vous apprecieraient que se soit pareil dans les etablissements ou sont les votres.

    Coté telephone zéro pointé…Pourquoi les avoir coupé?

 
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