Crash du Cessna 182 : Les sauveteurs témoignent
Les sauveteurs du pilote et des deux passagers, qui sont sortis sains et saufs, samedi matin, du crash du Cessna 182, ont témoigné. Plus particulièrement, le gendarme Tuheiava, de la brigade nautique de gendarmerie de Papeete, qui a participé au secours des victimes. Ce gendarme était aussi engagé dans les opérations de sauvetages lors du crash d'Air Moorea, le 9 août 2007, et qui avait fait vingt victimes.
"Le commandant de bord et l'un des deux passagers étaient en état de choc. Mais le deuxième passager semblait ne pas avoir été choqué. Au contraire, il était en pleine possession de ses moyens. Quand on est arrivé sur le site, il a nagé vers nous en tirant la personne qui était blessée à la tête".
On a toujours de l'appréhension
Le gendarme Tuheiava, qui avait participé aux opérations de sauvetages lors du crash d'Air Moorea, le 9 août 2007, où vingt victimes avaient péris, ne cache pas avoir eu de l'appréhension en se rendant sur le lieu du crash.
"Les images du crash d'Air Moorea reviennent forcément. On s'attend au pire. Quand on est arrivé, heureusement, il y a eu plus de peur que de mal.
Quant les naufragés ont été à bord de notre bateau, l'homme blessé à la tête, était en état de choc. Il tremblait.
L'un des passagers a expliqué que l'avion avait dû amerrir.
Le Cessna s'est retourné et une minute après l'amerrissage, l'avion a sombré par approximativement 1000 mètres de fond.
L'accident a eu lieu à environ deux miles nautiques du récif de Faa'a.
On sait que le Cessna se rendait sur Moorea, quand le pilote s'est rendu compte que quelque chose n'allait pas. Il a fait demi-tour, puis ce fut l'accident.
Seule l'enquête nous dira ce qui s'est réellement passé".
CD
