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États généraux : "La Polynésie doit avoir un traitement de faveur"

le 1 octobre 2009 à 15:32  | source: Tahitipresse  | Pas de commentaire


Lors de la restitution nationale des travaux des États généraux, la Polynésie s'est notamment démarquée en mettant l'accent sur la question du nucléaire, et Antony Géros a évoqué la "nécessité de revoir le lien entre la République et les populations d'Outre-mer" (crédit photo : DPF - Tahitipresse)Le vice-président du gouvernement polynésien a assisté, jeudi à Paris, à la restitution nationale des travaux des États généraux en présence de Marie-Luce Penchard, secrétaire d'État à l'Outre-mer. La Polynésie s'est notamment démarquée en mettant l'accent sur la question du nucléaire, et Antony Géros a évoqué la "nécessité de revoir le lien entre la République et les populations d'Outre-mer", afin qu'il n'y ait pas de "décrochage de l'Outre-mer par rapport à la France".





Antony Géros avait tenu à accompagner Heremoana Maamaatuaiahutapu , rapporteur des conclusions polynésiennes et Joël Allain, qui depuis trois mois, ont organisé et supervisé les débats, souligne le communiqué de la présidence.



Revoir le lien entre la République et les populations d'Outre-mer



Le vice-président de la Polynésie française a donné son sentiment après que toutes les collectivités d’Outre-mer ont rendu leurs conclusions, et noté que "l'ensemble des réflexions a permis de faire émerger une certaine idée de retard, de décalage, de décrochage de l’ensemble de l'Outre-mer par rapport à ce qui se passe dans la France continentale".



En outre, dans son esprit, "beaucoup de valeurs intrinsèques morales et identitaires ont été évoquées" à l’occasion de ces restitutions. Antony Géros considère d’ailleurs que ces valeurs rapprochent véritablement l’ensemble de ces populations de leur terre et leur territoire ce qui implique "la nécessité de revoir ce lien qu’il y a entre la République et ces populations, pour plus de compréhension, et afin que ce retard ou ce décalage ne se transforme pas en véritable décrochage de l’Outre-mer par rapport à la France métropolitaine".



Le thème nucléaire



Interrogé sur le fait que Heremoana Maamaatuaiahutapu ait mis l’accent sur la question du nucléaire lors de l’exposé des conclusions polynésiennes face à un parterre composé, outre la ministre, de nombreux sénateurs et députés ultramarins (dont Bruno Sandras), le vice-président du gouvernement polynésien a souligné que "les États généraux en Polynésie ont eu la particularité d’évoquer un thème que d’autres régions n’ont pas évoqué".



"Il s’agit effectivement du thème du nucléaire. Il a été important de rappeler à l’ensemble des autorités de l'État que la Polynésie doit avoir un traitement de faveur et un traitement à part par rapport à la question de l'Outre-mer". Et Antony Géros de marteler que "ce n’est pas un vain mot que de rappeler, à chaque fois, que la Polynésie a donné d’elle-même pour permettre à la France aujourd’hui de briller, de se hisser au plus haut rang militaire mondial et il est nécessaire quand même que l'État ait un regard particulier par rapport à ce que rencontre aujourd’hui la population polynésienne", a-t-il souhaité.



"La problématique est la même partout"



Un sentiment partagé par le député polynésien Bruno Sandras : "Les Polynésiens, dans l’atelier consacré aux essais nucléaires, ont souhaité rappeler cela en construisant un centre mémoriel, un centre des essais nucléaires. Parce qu’il  ne faut jamais oublier ce qui s’est passé, mais aussi pour mieux construire l’avenir", a-t-il notamment déclaré, constatant par ailleurs qu'en Outre-mer, "la problématique est la même partout", notamment en ce qui concerne cette volonté de "se replier vers les questions culturelles et identitaires".



Le vice-président du gouvernement a enfin rappelé toute la difficulté qu’il y avait eu à organiser des États généraux en Polynésie : "Comme je l’ai déjà rappelé, la Polynésie a mis en place les États généraux de l’Europe en Polynésie. C’est-à-dire qu’à l’échelle européenne nos États généraux démarraient à Paris et réunissaient à la fois Stockholm, Vienne ou Londres. Autant dire que la tâche n’a pas été facile pour respecter le calendrier. Mais l’objectif a été atteint puisque nous sommes ici à la séance de restitution", a-t-il conclu.


Antony Géros doit rentrer en Polynésie française le 10 octobre prochain.





DPF/ATP

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