Punaauia : Journée de sensibilisation à la cause animale
Les quatre associations qui œuvrent en Polynésie pour les droits des animaux ont organisé, dimanche à la mairie de Punaauia, une journée récréative destinée à la sensibilisation des causes qu'elles défendent. D'autant qu'au quotidien, la population est confrontée à ce sujet ne serait-ce que par le nombre de chiens qui déambulent librement dans les rues.
Bien qu'officiellement la Journée mondiale des animaux se déroule le 8 octobre de chaque année, des impératifs de calendrier ont conduit les quatre associations à anticiper la manifestation.
Sur le terrain jouxtant la mairie de Punaauia, dimanche, elles avaient installé des stands d'informations et commerciaux où se pressaient de nombreuses personnes, la plupart accompagnées de leur animal de compagnie.
"Nous souhaitons sensibiliser la population à la cause animale mais aussi aider ces associations (…) Les bénéfices réalisés aujourd'hui sur les ventes de produits leurs seront d'ailleurs reversés", explique Nadou Pluviaud, impliquée dans l'organisation de cette journée.
Si, selon celle-ci, "les Polynésiens prennent soin de plus en plus de leurs animaux", du chemin reste néanmoins à faire aussi bien dans le changement des mentalités que dans la prise en compte concrète, par les autorités, de certains problèmes liés directement au sujet.
Des chenils, oui, mais un "central" aussi
L'importante population canine reste, à titre d'exemple, un domaine préoccupant pour les associations et l'annonce de la création prochaine de chenils dans les communes ne semble pas convaincre les défenseurs de la cause animale.
"C'est une catastrophe. Ce n'est pas du tout comme ça que les choses devraient être faites", estime ainsi Gérard Delcourt. Cet ancien inspecteur de la SPA (Société protectrice des Animaux), qui s'est reconverti par la suite dans la recherche d'animaux perdus, métier qu'il a "inventé" et dont il a tiré un livre, "Sos Animaux perdus", juge que les autorités n'abordent pas le problème de manière globale.
Selon lui, le dispositif des chenils municipaux à venir doit en effet être complété, "comme en Europe", par la création d'un "central", lieu où sont regroupés les canidés et qui abrite un service administratif unique dont la mission est de retrouver les propriétaires des animaux. Une entité dont la création ne semble pas envisagée par les autorités.
"Quand ce sera plein, on euthanasiera"
"Punaauia, Faa'a et Paea, ont décidé de faire une fourrière commune. Mais quand le refuge sera plein, comment feront-ils? J'ai entendu un écho qui me met très en colère. Il disait que quand ce sera plein, on euthanasiera", déplore Gérard Delcourt. Et celui-ci d'ajouter: "Il faudra en plus que chaque fourrière ait des gens pour l'administratif, pour régler les problèmes (…) On va multiplier les systèmes administratifs. C'est de la folie totale".
La population canine est estimée à 100 000 individus en Polynésie dont "plusieurs milliers" de chiens errants. Un tableau qui peut parfois donner "une très mauvaise image de marque" à la destination.
JBC



ia orana. Cela me fait plaisir de voir qu’il y a des associations pour les animaux « nos amis les bêtes ». J’ai adopté un petit « toutou » du nom « BOUNTY » acheté à la SPA de Marseille. Gamin à Moorea nous avons adoptés des « toutou » pour faire les gardiens de la plantation. Aussi je viens de voir à la télé France O votre emission. D’autant + que les polynésiens aiment manger cette viande de chiens, de ma part ce n’est pas le cas. J’aime autant les « toutous ». Le bonjour à Léopold HORLEY qui est à la mairie de Punaauia. nana et bonne journée à vous. TEPEA Rodolphe.