Une pirogue double à Tahiti pour faire revivre la navigation traditionnelle
Les membres de l'association Faafaite Te ao Maohi ont réceptionné, samedi matin, une pirogue double conçue sur le modèle traditionnel des îles sous-le-vent et des Tuamotu. Cette embarcation permettra à la population de redécouvrir la navigation telle que la pratiquaient les Polynésiens avant l'arrivée des occidentaux.
A l'origine de ce projet, une fondation allemande, la Okeanos Noise, qui, pour faire revivre la navigation traditionnelle dans le monde polynésien, a financé en grande partie la construction de pirogues doubles, toutes sur le même modèle. Celles-ci sont livrées une à une à diverses associations de pays de la région Pacifique tels que Fidji, Tonga, les Samoa, la Nouvelle-Zélande et, bien entendu, la Polynésie française.
L'association Faafaite Te ao Maohi, qui regroupe une vingtaine d'autres associations, a réceptionné samedi le quatrième exemplaire de la série. L'embarcation, longue de 22 mètres pour plus de 6 mètres de largeur, est dotée de deux voiles et peut accueillir à son bord un équipage de 18 personnes.
"La pirogue est considéré comme un 'marae'"
Pour le peuple polynésien qui "vient de la mer (…), la pirogue est considérée comme un 'marae' (-lieu de culte traditionnel, Ndlr-). Les 'marae' que l'on a ici sont également des pirogues mais faites pour voyager dans la spiritualité (…) L'idée est de permettre à tous de se réapproprier toutes ces valeurs que transporte la pirogue", explique Yves Doudoute, membre de l'association, heureux de voir ce "projet extraordinaire" se concrétiser.
Dans la lignée des migrations maritimes de leurs ainés, les membres de Faafaite Te ao Maohi participeront à un rassemblement d'une dizaine de ces pirogues dans le courant de l'année prochaine. Une rencontre régionale entre passionnés qui feront route ensemble vers Hawaii.
Une école de navigation traditionnelle
Mais l'objectif de l'association est avant tout d'inciter la population à redécouvrir ses racines, dont la navigation qui fait partie intégrante de l'Histoire des civilisations polynésiennes. En ce sens, elle envisage la création d'une école de navigation traditionnelle où les ainés dispenseront leur savoir aux plus jeunes.
Le baptême officiel de la pirogue double livrée à Tahiti aura lieu le 31 octobre prochain. Chaque pièce coûte environ 36 millions Fcfp ( 300 500 euros), un tiers devant être remboursé dans les trois ans, sans intérêt, par les associations.
JBC

Bonjour,
Heureusement que les allemands sont là pour nous construire des pirogues et nous aider à redécouvrir nos racines….
Bonne journée tout de même
Oui Lenani a raison MERCI à cette association allemande (si loin pourtant) mais quelle pitié que d’en arriver là vous ne croyez pas ?
Assistanat, autonomie ou indépendance ?
Bravo Yves Doudoute,bon vent à tous . Python ,Britain
Bonjour,
c’est un comble quand meme , que les Polynesiens ne savent pas construire cette pirogue……..ou peut on la voir ?????
Bonne journée nana.
Ia ora na
C’est sûr que s’il fallait attendre une initiative française de ce type…
pour les bombes nucléaires, pani probleme
pour pomper les subventions idem
par contre pour promouvoir une économie viable, durable et respectueuse de l’environement… plus de farani…
A l’adresse de Tevamana :
Montant à rembourser à l’association Allemande : 12.000 000 fcp (et ce n’est pas encore fait…)
Participation des Faranis au budjet de la Polynésie ….Combien de milliards déjà ???
la pirogue est considérée comme un ‘marae’ -lieu de culte traditionnel, Ndlr
L’idée est de permettre à tous de se réapproprier toutes ces valeurs que transporte la pirogue », explique Yves Doudoute, membre de l’association, heureux de voir ce « projet extraordinaire » se concrétiser.
Il fallait des allemands pour nous construire un « marae ». Non mais où va-t-on !!! Quelle honte quand même. Comment qualifier l’esprit de notre gouvernement: amnésique des choses de notre culture ou plus simplement indifférent, voilà, c’est de l’indifférence pure(!!!) et simple: remplissons nos poches pendant qu’il en est temps, les « retournements » sont tellement rapides, le reste …. pffffffffffff
Ne jugeons pas les français, nos dirigeants « maohi » veulent l’autonomie, voire l’indépendance, mais ont besoin d’initiatives coûteuses d’autres peuples pour promouvoir notre culture !!! Ha’ama ore to teie mau feia
Et encore, je suis certaine qu’il n’ont jamais envisagé un tel prOjet, il a fallu qu’il vienne d’ailleurs.
J’ai honte de ce que nous sommes devenus
No reira, nuna’a raromata’i a ti’a i ni’a
Eiaha ia mo’e hia
To oe ra’a maohi
Noa atu to atea ra’a i to hiro’a
I teie tau api
Il y a quelques années, il y avait encore des pirogues en bois,
elles donnaient le rythme à la vie autour du lagon
Je suis revenu 35 ans après, il n’y a plus que des pirogues en fibre de verre. Il ne faut pas être surpris que la construction des pirogues doubles pose problème aujourd’hui.