Conséquences environnementales des essais nucléaires: l'Aven et Moruroa e Tatou "s'indignent" du rejet d'une mission d'information
Dans un communiqué, l'association Moruroa e Tatou, qui regroupe d'anciens travailleurs des sites nucléaires français en Polynésie, associée à l'Aven, autre association, "s'indigne" du rejet de la proposition de mission d'information sur les conséquences environnementales des essais. Toutes deux "dénoncent (…) ce nouveau refus".
Les deux associations critiquent "la droite sénatoriale" à l'origine du rejet de la proposition de mission "au prétexte que la question avait été traitée dans le cadre du débat sur la loi Morin", texte destiné à indemniser les victimes des essais nucléaires français.
"Les sénateurs de gauche avaient déposé trois amendements pour l'intégration des conséquences environnementales aux missions de la commission de suivi prévue par la loi", notent les membres de Moruroa e Tatou et de l'Aven qui "rappellent aux autorités de la France que les Polynésiens et les Algériens du Sahara ont le droit de vivre dans un environnement équilibré et respectueux de leur santé".
"Refuser de vérifier que tel est bien le cas (…) en rejetant le principe d'une mission d'information parlementaire sur le sujet constitue un mépris du droit et un reniement de toutes les proclamations de transparence (…) du ministère de la Défense", estiment elles.
"En Polynésie, les atolls de Moruroa et de Fangataufa restent intouchables à l'abri de leur statut militaire. Cependant, les quelques informations officielles arrachées aux autorités militaires démontrent que ces deux atolls sont des poubelles de déchets radioactifs", affirment les deux associations.
"Poursuivre inlassablement la recherche de la vérité"
Celles-ci estiment qu'aujourd'hui "encore, les Polynésiens s'entendent répéter par les plus hautes personnalités, les stupidités des artisans des 'essais propres'".
Moruroa e Tatou et l'Aven "dénoncent" donc "ce nouveau refus d'une mission parlementaire (…) proposée, de plus, par un sénateur de la Polynésie française, M. Richard Tuheiava", et appellent les "nombreux parlementaires de tous bords" qui les soutiennent "à poursuivre inlassablement la recherche de la vérité".
"Les liasses d'euros des indemnisations promises ne nous fermeront pas la bouche", conclut le communiqué, lapidaire.
ATP

Le GRAND PRÉSIDENT lors de sa rencontre avec SARKOZY devrait lui demander d’intervenir pour que toute la clarté et la vérité soient faites sur les dangers et les contaminations restantes !