Greenpeace en campagne pour "défendre le futur du Pacifique"
Les habitants de Papeete ont pu remarquer, amarré au quai du front de mer, une unité de la flottille de Greenpeace, l'Esperanza. Le navire et son équipage participent à une campagne de protection du Pacifique contre la pêche industrielle et les flottes pirates. En vue, la création de zones protégées entre le maillage des ZEE qui entourent les différents pays et territoires insulaires de la région.
Le navire, en provenance des îles Cook, a accosté Tahiti samedi matin et il repartira lundi après-midi. Cette courte escale est l'occasion de faire le plein de carburant et d'effectuer une rotation d'équipage. Il participe depuis trois mois à une campagne visant à créer quatre zones de réserves marines entre les différentes zones économiques exclusives (ZEE) de la région (voir la carte).
De Palau à Tuvalu, entre le Vanuatu et Fidji, et également entre les Cook et la Polynésie française, il existe des "trous" dans le maillage interinsulaire. Greenpeace milite pour qu'il soit interdit d'y pêcher de manière industrielle et destructrice de la ressource, mais aussi de pratiquer l'exploitation minière et l'élimination des déchets.
Une opportunité pour les états insulaires du Pacifique
Le capitaine de l'Esperanza, fidèle à la politique de Greepeace de ne pas dévoiler les plans de l'ONG à l'avance, n'a pas indiqué dans quelle direction partirait le navire, lundi. Mais, déjà présente en Polynésie française il y a quelques années, à bord du Rainbow Warrior où elle était second maître (ndlr- en 1995 lors des derniers essais nucléaires de la France à Moruroa), Madeleine Habib a indiqué qu'elle reviendrait à Tahiti, le 7 décembre prochain, afin de participer à une conférence internationale organisée par WCPFC (Western & Central Pacific Fisch Commission). "Une opportunité pour les états insulaires du Pacifique de défendre leurs zones internationales de pêche", a précisé le capitaine en expliquant que c'était une occasion pour eux "de s'unifier pour défendre le futur du Pacifique".
Avec le Rainbow Warrior et l'Arctic Sunrise, l'Esperanza fait partie de la flotte de Greenpeace qui permet à cette ONG écologique de développer son expertise scientifique. Elle est le meilleur moyen d'enquêter sur les méthodes de pêche et de dénoncer ensuite certains excès.
CJ


Je n’ai pas toujours été daccord avec GreenPace, mais la je suis bien obligé de reconnaitre qu’il essaie de faire une exellente chose, la protection de nos zones economiques en y incluant les trous non couverts par le droit international. Ce probléme aurait du étre depuis longtemps une priorité des états concernés, pour notamment éviter le pillage Asiatique de nos eaux. Je serai plus réservé quand à la non exploitation des fonds marins qui devrait à terme revenir aux pays dans leur zones économique. Je pense surtout aux nodules polymétaliques qui un jour feront la richesse de ces états.
Nous avons là, un navire de visiteurs bienveillants.
Ne soyez pas timides amis, quelques fleurs, légumes et fruits du jardin sont les bienvenus.
A ce sujet, j’ai fait le marché dimanche matin à Papeete, et je me suis vu proposer 8 sacs plastiques en 6 mn ! et ce même pour les couronnes de fleurs !
J’ai trouvé cela bien triste.