Le Conseil d'Etat censure les lois du Pays sur l'emploi local
Le Conseil d'Etat a censuré les deux lois du Pays sur l'emploi local dans la fonction publique territoriale et dans le secteur privé, indiquent nos confrères des Nouvelles de Tahiti. Cette décision fait suite aux recours déposés par le haut-commissaire de la République en Polynésie, Adolphe Colrat, et par la Fédération Générale du Commerce (FGC) pour le secteur privé.
Concernant la fonction publique territoriale, le Conseil d'Etat a tranché dans le sens de la requête du haut-commissaire : "L'assemblée de la Polynésie a imposé à l'accès aux emplois publics en Polynésie française des restrictions excédant celles strictement nécessaires à la mise en oeuvre de l'objectif de soutien de l'emploi local et méconnu le principe constitutionnel d'égal accès aux emplois publics ainsi que les dispositions de l'article 18 de la loi organique".
Les deux textes, qui concernent la fonction publique et le secteur privé, prévoyaient que les "résidents" polynésiens, c'est à dire les personnes pouvant bénéficier de cette facilité d'accès à l'emploi, seraient les individus pouvant justifier d'au moins cinq années de résidence en Polynésie.
Un double concours était donc prévu. Le premier ouvert aux "résidents" à hauteur de 95% des postes à pourvoir, les 5% restants faisant l'objet d'un second concours destiné, celui-là, aux "non-résidents". C'est ce point précis que dénonçait le haut-commissaire de la République, Adolphe Colrat, en déposant un recours devant Conseil d'Etat le 10 juin dernier. En effet, le représentant de l'Etat attaquait le fait que 95% des postes à pourvoir dans l'administration par voie de concours soient réservés aux Polynésiens. Pour le représentant de l'Etat, ce n'était pas conforme à la Constitution, dans le sens où cela ne respectait pas le principe d'égal accès aux emplois publics.
Concernant la protection de l'emploi local dans le secteur privé, le Conseil d'Etat a estimé qu'il "ne ressort pas des pièces du dossier que la fixation d'une durée unique de résidence quelle que soit l'activité ou le secteur d'activité professionnelle concerné, soit justifiée par des éléments objectifs en relation directe avec les nécessités du soutien à l'emploi local".
ATP

On peut toutefois s’etonner que quand il s’agit de preference nationale, il existe une adhesion totale et entiere de tous les francais…Mais des lors qu’il s’agit de preference regionale, pourtant pratiquee par toutes les regions francaises, nous ne sommes plus d’accord, sauf a la pratiquer en cachette !!!
Pourtant, dans les 2 cas, on parle bien de la meme chose : il s’agit de favoriser les citoyens locaux, au detriement de l’etranger a la region (preference regionale), voir a la France (preference nationale).
Je pense qu’on peut comprendre la preference regionale.
Dans ce dernier cas, il est certain qu’un etranger, s’il veut s’installer durablement dans une region francaise, devra certainnement faire plus d’efforts (avoir par exemple l’esprit entrepreneur, plutot que de donner l’impression de chercher l’assistanat en tant que simple salarié).
Il faut prouver qu’on souhaite s’integrer a la culture locale par exemple (parler la langue locale).
Je pense que c’est le prix a payer.
Cordialement.
PS: Pour info, je suis né en polynesie, mais vis en france depuis bien longtemps maintenant (epouse metro), et n’ayant jamais pu trouve un emploi dans une boite francaise, malgres toutes mes competences, et vivant dans l’une des regions les plus marquees « preference locale ». J’ai donc du m’adapter, en postulant dans des groupes internationnaux Anglophones ou Germaniques. J’y ai alors gravi tous les echelons dans les services IT (ingenieur dev, consultant senior, Chef de projet, Directeur de projet, Responsable d’offres technologiques, …).
J’ai monte ma propre societe…je galere…Mais ce n’ai pas pour cela que j’en veux a ma region de ne pas chercher a travailler avec moi…Je pense que c’est a moi a apporter un plus pour ma region, pour me faire accepter. Et puis si cela ne marche pas…et alors ?… j’irai voir ailleurs, c’est tout, sans meme aucune rancune pour cette region (je n’en ai jamais eu d’ailleurs)…Il faut rebondir et positiver…
Iaorana,
Monsieur le Haut commissaire,
Concernant la fonction publique TERRITORIALE :
Comment ne pas être d’accord avec 95/5 ?
En sachant que dans les 95 % il y a déjà des métropolitains résident en Polynésie française depuis plus de cinq ans?
Excusez moi je ne comprends pas très bien?
Etats généraux, Protection de l’emploi local approuvé et supposé supporté par l’Etat Français non?
TOULOUSE est l’une des capitales nationales où vivent nombreux Polynésiens ou Polynésiennes mariés où vivant en couple. Il n’existe nullement de temps de residence pour prétendre à un emploi. Exemple : un Polynésien de Papenoo arrivé à TOULOUSE un mardi matin a été embauché le samedi sans avoir à prouver un justificatif de résidence de plus de x temps.
Maintenant je trouve normal qu’un métro s’intègre aux coutumes locales dès qu’il met le sol sur le territoire Polynésien pour quelques années voire plus. Celà a été mon cas et je n’en ai pas souffert bien au contraire.
JM LEDARD – 31600
Bonjour,
Pourquoi à compétences égales y aurait il du favoritisme?
Lorsque les polynésiens viennent travailler en métropôle on ne leur demande pas de résider au moins 5 ans sur le territoire metropôlitain pour travailler.
De plus expliquez moi comment on fait pour résider dans un pays pendant 5 ans sans travailler avant de trouver un emploie? faut il faire la mandicité dans les rue pendant ce temps? .Sommes nous en république ou non?
On ne peut pa avoir le beure l’argent du beurre et la crémière,et ne rien dépenser.
Alors un peu de logique messieurs et un peu de bon sens .