Menace de grève contre la TIS et la hausse de la CST
Syndicats, patronat et politiques, tous se positionnent depuis l'annonce vendredi de l'augmentation de la CST et la mise en place de la taxe intérieure à la solidarité. Pour le président de la Polynésie la solidarité est primordiale pour sortir le Pays de la crise, mais pas pour certains de ses partenaires politiques qui ne cautionnent pas les mesures prises. Les syndicats et patrons opposés menacent de grève.
"A Ti'a i Mua est sur le chemin de la guerre", a déclaré Jean-Marie Yan Tu mardi matin lors d'une conférence de presse. Le président du syndicat a tenu à faire savoir que si les mesures annoncées par le gouvernement vendredi, concernant la hausse de la CST et la mise en place de la TIS, étaient inscrites au budget, serait alors lancée une grève générale avec des manifestations de possible dans les rues. Et Jean-Marie Yan Tu de rappeler qu'en 2005 ils avaient été jusqu'à "bloquer" pour que la CST ne soit pas, à cette époque, augmentée.
Il pourrait en être de même pour les membres de la CGPME. En effet, lors d'une réunion prévue mardi soir, le président Christophe Plée, compte proposer la démarche à suivre, a-t-il expliqué lors d'une interview téléphonique accordée à Tahitipresse. Ainsi, des rencontres avec les différents groupes politiques et le président de l'assemblée devraient être sollicitées afin de les sensibiliser sur cette mesure qualifiée de "catastrophique"et dissuader le gouvernement de mettre en place la TIS. "Et si on ne trouve pas d'écoute, on ira plus loin, c'est-à-dire dans la rue", a conclu, lui aussi, Christophe Plée.
To Tatou Ai'a opposé à la TIS
Lors du comité de concertation élargi qui s'est tenu mardi matin à l'assemblée, il a également été question bien évidemment de ces mesures. "En période de crise, la logique voudrait qu'on allège la pression fiscale pour que l'économie puisse redémarrer", a déclaré aux membres présents Gaston Tong Sang , participant au comité le lendemain même de son retour de métropole.
Et de réaffirmer en ce sens, qu'il est nécessaire de faire "des efforts drastiques sur les dépenses publiques". C'est à la suite de la réunion de To Tatou Ai'a, mardi soir, que Gaston Tong Sang fera connaître sa position face aux orientations budgétaires choisies par le gouvernement et aux mesures citées, qui doivent être débattues en séance dès jeudi.
"Cet impôt, il faut qu'il soit juste et équitable"
Pour le président du Pays, interrogé à la sortie du comité de concertation, ces mesures sont un acte de citoyenneté. "Cet impôt, il faut qu'il soit juste et équitable. Nous y travaillons", a déclaré Oscar Temaru, mais en rajoutant que tous, comme la population devaient faire preuve de solidarité. Quant à un risque que la TIS empêche la création d'emplois, selon le président du Pays, cela ne serait pas du tout le cas, contrairement à ce qu'annoncent les chefs d'entreprises. Les leaders politiques devraient donc se retrouver prochainement pour rediscuter du budget mais aucune date n'a encore
MS
