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C’est la fin de l’année, alors prenez de la hauteur au sommet du Mont Marau !

le 1 janvier 2010 à 08:03  | source: Tahitipresse  | 6 commentaires

Voici un des points de vue de la piste qui mène au départ du sentier de crête du Monta Marau. S’étend en contrebas le plateau des orangers où chaque année, les porteurs d’oranges montent pour y cueillir les dernières oranges sauvages de Tahiti. Sur la gauche, la crête du mont Marau. Photo : Cécile Flippo - TahitipresseSillonner en cette fin d’année la crête du Mont Marau, un sentier étroit perché au-dessus de la couronne basaltique du Diadème côté Est et du plateau des orangers côté Ouest, est ressourçant. En cette période de fin d’année économiquement morose, prendre de la hauteur, y’a rien de meilleur ! Reportage.

 

 

Réputée dans le monde pour ses plages de sable blanc, ses cocotiers et ses jolies vahine, Tahiti a en son cœur un trésor d’une incroyable beauté : des kilomètres de piste de randonnée, insoupçonnables depuis ses rivages, mais qui offrent des panoramas uniques sur la caldeira de l’île. Des bords de plage, il semble impossible d’accéder à ces montagnes. Pourtant, des sentiers sont tracés, des guides professionnels vous y guident en toute sécurité pour un voyage enchanteur.

 

Entre piste et sentier

 

En Polynésie, quelques pistes furent tracées dans les années 1970 pour installer des antennes, voire développer la construction de barrages hydroélectriques. Celle qui permet d’accéder aux hauteurs du mont Marau est la plus haute de toutes.

 

Pour atteindre le départ du sentier de la crête du Mont Marau, il faut parcourir ces 10 km de piste privée, franchissables à pied, en VTT ou en 4x4, qui mènent au relais antenne télévision qui se trouve à la fin de la route.

 

De là, démarre le sentier étroit de la crête du Mont Marau, à ne fouler qu’accompagné de guides professionnels, comme Angelina Tevahitua Bordas de Tahiti Reva Trek .

 

En apesanteur

 

Le mont Marau culmine à 1493 m d’altitude. Le long de la crête qui y mène, le spectacle visuel est bouleversant, avec une vue plongeante sur la couronne basaltique du Diadème, côté Est, et sur le plateau des orangers, côté Ouest.

 

Par grand soleil, on voit parfaitement bien la couronne récifale de l’île de Tahiti et les turquoises luminescents de son lagon. Au large, omniprésente, la silhouette inoubliable de Moorea et par temps très clair, on peut apercevoir Tetiaroa, "l’île de Marlon Brando" et Maiao.

 

Au cœur d’une végétation typique

 

Le parcours de la crête dure environ 2h30. Ceux qui sont sujets au vertige, prudence ! Les points de vue sont souvent renversants. Lors de la balade, on profite également de la végétation typique des crêtes de Tahiti, comme les fougères, les orchidées sauvages, les lichens et notez, qu’en saison chaude (de novembre à mars), les Freycinetia impavida sont en fleurs.

 

En milieu de journée, chaleur oblige, des nuages d’une incroyable vélocité viennent danser autour des marcheurs, et finissent par les envelopper de leur écharpe blanche. On est dans le "brouillard", mais chaud celui-ci. C’est l’heure du pique-nique avec, au menu en cette période de fêtes, du foie gras et du saumon fumé, tous deux importés, certes, mais qui restent délicieux, surtout quand on les savoure sur les hauteurs de Tahiti, bien au frais.


ATP

6 commentaires pour “C’est la fin de l’année, alors prenez de la hauteur au sommet du Mont Marau !”

  1. GMolter a écrit: 1 janvier 2010 at 21:54

    Merveilleuse montagne de Tahiti, trop méconnue des adeptes de plages, de planche et de bronzette.
    Mais l’Orohena se mérite !
    Il y a 30 ans on ne l’admirait que de loin. Seuls quelques initiés et quelques téméraires osaient s’y frotter. Aujourd’hui une piste ; pourquoi pas un sentier balisé et sécurisé demain afin de permettre au plus grand nombre de (re)découvrir une flore extraordianaire de variété et d’apprendre à en respecter la fragilité.

  2. Digitale a écrit: 2 janvier 2010 at 07:25

    Oui, merveilleuse vue coté montagne qui permet de reprendre contact avec la nature, celle qui n’est pas encore pervertie par l’homme.
    Retrouver le silence de la nature est un moment magique. Hélas, trop souvent perturbé par des voitures boum boum, un véritable fléau dans ce pays. A quand des policiers et une justice efficace ? J’ai envie de prendre mon fusil et de tuer face au sans gêne de ces gens…

  3. mabou a écrit: 2 janvier 2010 at 09:37

    Bonjour,
    Tahiti ne peut surement pas se vanter d’être attractive grâce à ses plages. Pour ce qui est de l’ouverture vers la nature, il en est de même. Peut être pourrait-on voir des sentiers balisés se développer au grand public et ainsi Tahiti pourrait se vanter d’être l’île du tourisme vert en Polynésie.
    Payer un guide pour chaque excursion ce n’est pas réalisable.
    Nana

  4. Sylvobarbe a écrit: 2 janvier 2010 at 10:41

    Balisage de sentiers …

    Pour cela encore faut il régler les problèmes fonciers…. !
    Un balisage a déjà été tenté pour la randonnée du Pari à la presqu’île. Le lendemain toutes les balises furent retiré par les propriétaires. Cette randonnée est tolérée par ces propriétaires, mais le fait de baliser est vu comme une appropriation du terrain qui n’est pas public.

    Il existe cependant des grands domaines territoriaux qui pourraient faire l’objet de balisage tel le parc territorial de la Te faaiti à Tahiti, Opunohu à Moorea où les gens se perdent au milieu des multiples sentiers, Faaroa/Opoa à Raiatea, Te Henua a taha (terres déserte) de Nuku hiva, Parc Vaikivi à Ua Huka …

    Mais encore faut il régler le problème de « si il y a un accident a qui la faute, le touriste peut il se retourner contre l’affectataire ou le Pays » ??? Du coup tout est bloqué !

    Ces problèmes pourraient être débloqués en créant des « contrats » type servitudes en clarifiant que les accidents en l’absence de guide sont à la charge du touriste lui même … de même pour ce qui est de l’entretien en échange soit par la commune ou des guides de randonnée formés pour l’aménagement de sentier et leur entretien.

    De tels sentiers aménagés (mais non balisés) existe déjà, le mont Marau et l’Aorai dont l’entretien était à la charge du Service du Tourisme, et qui maintenant est passé à l’environnement, ceux de Opunohu à Moorea (cols des 3 cocotiers, chemin des ancêtres …), ceux de Nuku Hiva (Teatiki, le fare pote de la baie de Taipivai, la balade aux Tiki de Taipivai)…

    Pour information
    - un projet de Parc territorial au Mont Marau est en cours d’étude, proposé déjà depuis la création de la piste (en 1970), avec un inventaire assez complet de la flore et de la faune
    - des topoguides ont déjà été proposés sur les îles de Taha’a , Huahine, Raiatea avec le parcours, l’interprétation et une synthèse du milieu naturel et culturel sur l’île pour le Service du Tourisme. Mais ces derniers projets se sont heurtés aux problèmes précédemment cités, et à la non volonté politique de développer ce domaine qui est, vraiment de loin, pas leur priorité ! et reste dans les placards …

    ci joint un petit lien intéressant sur les problèmes de la responsabilité du randonneur en Polynésie française :
    http://orohena.free.fr/responsabilite.htm

    En espérant de tout cœur que ce secteur très prometteur se développe…

    Bonne année à tous

  5. papaiana a écrit: 2 janvier 2010 at 18:40

    Je fais partie d’une association de marche les ECOMARCHEURS DE PAPARA et nous avons fait déjà plusieurs fois le Mont Marau qui est une marche superbe .Sur Tahiti il y a des marches magnifiques et le problème quand on ne connait pas les propriétaires vous ne pouvez même pas passer dans les servitudes .Payer un guide nous sommes d’accord si cela permet d’entretenir la vallée et de faire des découvertes de vallée comme celle de TIPAERUI .Le jardin VAIPAHI est une ballade superbe avec une vue magnifique sur la persqu’île.Notre groupe qui regroupe des gens de Pire,Taravao,Paea,Mahina ,Papeari,Mataeia,Faa’a marche le mardi et le jeudi .renseignement sur notre blog http://ecomarcheurspapara.blogspot.com:

  6. yvana66 a écrit: 4 janvier 2010 at 05:39

    Tahiti attractive gràce à ses plages. Ah non alors !!!sable noir partout. Une plage seulement est blanche à Punaouia. Trop chère aussi cette île. Tous veulent faire beaucoup d’argent, mais là c’est excessif. La circulation y est tré difficile et la délinquence y est importante. Es-ce que le lagon est sans pollution ::on est doute !!

 
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