La réforme de la DGDE en marche : "Je ne veux pas qu'on parle d'une rente du nucléaire"
Jeudi soir la ministre de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard et le président Gaston Tong Sang ont signé le protocole portant réforme de la dotation globale de développement économique (DGDE). Par cette mesure, Etat et Pays ont souhaité pérenniser cette dotation. C'est donc, selon la ministre, une nouvelle relation financière, sous le signe du "partenariat", qui s'instaure entre l'Etat et le Pays.
Dès leur retour de Tubuai, vendredi soir, la ministre Marie-Luce Penchard et le président Gaston Tong Sang ont tenu une conférence de presse durant laquelle ils ont annoncé avoir signé, la veille, le protocole portant réforme de la DGDE. Cette signature n'a pas été médiatisée car l'urgence était "de se préoccuper des moyens qui seraient mis en place pour que soit enclenchés les secours le plus rapidement possible", a expliqué la ministre.
Trois dotations distinctes
Ainsi, cette signature sonne la fin de la DGDE sous sa forme actuelle. Dorénavant, ce seront trois dotations distinctes, qui dans la globalité, feront l'objet d'une inscription au projet de loi de Finances 2011, ce qui permettra de pérenniser l'enveloppe allouée à la Polynésie. La cotation va se composer d' une dotation de fonctionnement pour le Pays représentant 60% de l'enveloppe des 18milliards Fcfp.
La deuxième dotation concernera les investissements prioritaires du Pays. Elle fera l'objet d'une convention signée sur une durée pluriannuelle. Un comité de pilotage sera mis en place en Polynésie, entre le Pays et l'État pour arrêter la liste des opérations qui seraient financées au titre de cette dotation qui représentera 6 milliards Fcfp. Cette convention, une fois établie, fera l'objet d'une validation au niveau du ministère chargé de l'Outre-mer. Un dispositif d'avances de trésorerie sera créé.
"L'État ne cherche pas à remettre en cause le statut d'autonomie de la Polynésie"
Quant au troisième volet, c'est la dotation territoriale pour l'investissement des communes, pour 6% du montant versé soit 1 milliard de Fcfp. "L'État ne cherche pas à remettre en cause le statut d'autonomie de la Polynésie, bien au contraire ! Il veut simplement pouvoir être une partenaire avec qui on discute, on programme et on soutient", a martelé Marie-Luce Penchard. Et de rajouter que cela s'inscrivait dans "un processus de rupture, de changement afin de construire un véritable partenariat".
Pour la ministre comme pour le président du Pays, il est important de ne plus voir cette dotation comme une dette du nucléaire. "Je ne veux pas qu'on parle d'une rente du nucléaire. Où est la dignité? Nous devons vivre de notre travail", a déclaré Gaston Tong Sang. Et la ministre de reprendre : " Il est mieux d'être dans un schéma de partenariat plutôt que de dette. Il faut qu'on arrête d'être dans ce système. La Polynésie peut développer ses propres recettes !"
La majorité présente pour la signature
Gaston Tong et Sang et Marie Luce Penchard se sont réjouis que cette signature se soit faite en présence des chefs de groupes de la majorité, et du président de l'assemblée Philip Schyle. Tout au long du séjour, le président du Pays et la ministre de l'Outre-mer ont travaillé sur le protocole afin de trouver un accord. En effet, certains membres de la majorité restaient sur leur réserve, laquelle est désormais levée selon Gaston Tong Sang.
A l'occasion de cette conférence, la ministre a réaffirmé sa volonté d'apporter des premières aides aux familles pour qu'elles puissent reconstituer leur équipement. "Cette solidarité nationale va jouer dans ce cadre très précis suite au passage du cyclone Oli",a-t-elle encore rappelé. De retour à Paris elle va mettre en place le fond de secours.
Mais afin qu'il soit opérationnel le plus vite possible, la procédure va sûrement devoir être revue. "Aujourd'hui, avec un système où il faut produire des factures, je ne suis pas sûre que ça permettra une véritable réactivité. Je vais examiner cela pour voir si on ne peut déléguer au haut-commissariat", a-t-elle expliqué.
MS

Pour la ministre comme pour le président du Pays, il est important de ne plus voir cette dotation comme une dette du nucléaire. « Je ne veux pas qu’on parle d’une rente du nucléaire. Où est la dignité? Nous devons vivre de notre travail », a déclaré Gaston Tong Sang. Et la ministre de reprendre : » Il est mieux d’être dans un schéma de partenariat plutôt que de dette. Il faut qu’on arrête d’être dans ce système. La Polynésie peut développer ses propres recettes ! »
Oui la Polynésie peut développer ses propres recettes mais où est donc le rapport avec le fait que l’Etat français à une « dette du nucléaire » ?
Vous essayer encore de nous embrouiller le cerveau? Mais la population a ouvert/ouvre les yeux …
Respectez vous, respectez nous … SVP
La dette du nucléaire est est restera la dette du nucléaire, peut importe le nom que vous lui donnez … Ce fut une décision politique, que les politiques assument.
GTS, mais tu vis sur quelle planète?
DGDA signée !!!
Budget fonctionnement 60% ( 10.8 Milliards de Fcfp ) + Investissement prioritaire 6 Milliards Fcfp + dotation pour l’investissement des communes 1 Milliard Fcfp = 17.8 Milliards Fcfp , outre ne pas avoir le compte 18 Milliards de Fcfp ? les postes investissements sont vraiment négligeables ? ( on en voit le manque avec OLI !!)
Ce n’est plus la rente nucléaire , c’est la rente Sarko pour « » fermes ta g… et tais toi » …
Quand au fond de secours pour OLI , ça coince déjà : tracasseries administratives . Rendez vous donc au prochain cyclone ?
vous prenez vraiment la France pour une pompe a fric!
Slt lartisan,
déjà ce n’est pas la France mais l’état français et ensuite c’est cet état français qui la joue pompe à fric depuis 40 ans, regarde encore aujourd’hui elle annonce qu’elle (MLP) va débloquer des fonds alors que tu crois pas qu’en France ceux qui n’ont pas de toit, eux ils meurent de froid dans les rues, sous les ponts, devant nos yeux …
Ou sont les morts de faim ou de froid ici ? Où t’as vu çà ici ? qu’il existe de l’insalubrité par une volonté politique oui mais de la misère il faut arrêter les bobards et remettre les choses à leur place stp.
Si tout cet argent avait été utilisé afin de rendre réellement les compétences au territoire et non pas de pourrir la classe politique, nous n’en serions pas là aujourd’hui alors moi je dis camember l’artisan, camember stp, on ne sort pas ce genre de remarque, l’état français sait très bien se qu’il fait.
Mais nous sait-on ce qu’on fait ?
Quelque soit l’indentification qu’on lui donne, rente ou dotation, ou dette etc., le nucléaire reste et restera dans les annales sombre de l’histoire de nos îles, car il es fondé sur des priorités politico-militaires et non social, alors que grâce « à ce nucléaire » la France s’est positionnée la 3ème nation au rang des puissances nucléaires mondiales, à armement de destruction massive!
Oui l’Etat français a et aura toujours une dette « nucléaire » envers ces habitants de ces iles dont sa faune et sa flore est soumise pendant des décennies à cette radioactivité mortelle y compris ce peuple sympathique, qui n’a pas demandé d’être soumis à ces essais, ni lui avoir demandé son avis de se faire peter cette bombe nucléaire chez lui. L’Etat quelque soit le gouvernement a et aura toujours à répondre pendant des décennies devant ce peuple innocent, accueillant et joyeux maintenant irraidié pour la vie.
Les annales de l’histoire des centres universitaires etc. à travers le monde, en parlera de ces assais nucléaire français au meme tire que ceux engagés par les USA aux iles Marshal etc., leur décendance en parlera, leur critique, c’est la règle de l’histtoire, on ne peut y échapper.
« Dette nucléaire, rente nucléaire, dotation nucléaire etc. » ça ne changer en rien, l’histoire nous dit un peuple a été touché au fond âme et de son être par ce fléau nucléaire alors qu’aujourd’hui les puissances nucléaires essayent de réduire ces effets et sa prolifération et danger mondiale, particulier au regard des nations à domination terroristes, qui risquent de changer la carte nucléaire à l’échelle planétaire. Comme disait cette pensée classique « tu récolteras ce que tu as semé »
Faaitoito
Que l’on m’explique calmement et sans polémique ce qu’est la « dette nucléaire ».
S’il s’agit d’indemniser des victimes, je crois que c’est en cours. Et le processus peut être contestable (il est contesté).
Toutes la population est elle victime du nucléaire ? Et pour combien de temps ?
Je crois que si dette il y a, il faut la chercher ailleurs :
L’arrivée de l’homme européen dans nos îles a quasiment décimé la pollulation par l’apport de maladies. Parle t-on de dette pour autant ?
Aujourd’hui l’alcool fait plus de ravages que n’importe quoi d’autre. Or c’est bien le frani qui a apporté l’alcool. Parle t-on de la dette de la bière ?
En quoi aujourd’hui et dans l’avenir le nucléaire touche t-il chacun d’entre nous ? N’est ce pas un prétexte pour tendre la main une fois de plus ? Nous ne sommes pas des mendiants. Un peu de fierté et d’amour propre !
Bonjour,
Oui l’Etat doit indemniser les victimes du nucléaire;
Non, la Polynésie Française n’a jamais versé de dotation à l’Etat;
Oui ce sont les polynésiens qui élisent leurs femmes et leurs hommes politiques;
Comme en France, les polynésiens boivent et se droguent, heureusement il ne fait pas froid et la solidarité humaine et financière est encore très présente;
Il faut avoir vécu plusieurs année en France et en Polynésie et surtout disposer des bonnes informations pour faire la part des choses!
Ce n’est pas simple, heureusement nous pouvons nous exprimer et échanger.
Amitiés à tous
Polémique, politique, controverse …
Ok, nous pouvons nous exprimer et échanger sur l’impact que peuvent avoir eu 193 TIRS nucléaires dans le Pacifique contre le grès de la population du Pacifique et de la dette que cela peut représenter pour le pays qui a effectué ces 193 TIRS.
Un Etat qui a prouvé à la planète entière toute sa puissance en nucléarisant l’environnement, l’écosystème, bouleversant les moeurs, le style de vie d’un peuple, de toute une région, cet Etat n’a et n’aura t-il pas une « dette nucléaire » envers ce peuple ? Et ceci en plus du devoir de transparence et d’une surveillance et financement de toutes les recherches sur les aspects environnementaux futur.
(voir POUR DISPOSER DES BONNES INFORMATIONS de tous les rapports disponibles sur Internet du CESC, de l’ ASSEMBLEE, DE MOROROA E TATOU, rapport de l’atelier 7 des EGPF ou sont très bien expliquées les conséquences sanitaire et sociale des 193 tirs nucléaire français dans le Pacifique Sud).
Comment peut être aujourd’hui décrite la « dette nucléaire » calmement et (sans polémique? pas certaine que cela soit réalisable)
Je me lance :
Dette morale qui commence par la RECONNAISSANCE DU FAIT et déjà là çà a coincé et çà coince au niveau du haut de l’Etat français, nous sommes pourtant en 2010?!, (STP Mr Nicolas Sarkosy, il est vraiment l’heure de se réveiller, vous avez beau essayer de placer le passé derrière, il est quand même là, visible, palpable, devant nos yeux, pour nous guider …)
Dette physique qui passerait par le suivi et l’indemnisation pure et simple des victimes du nucléaire cad TOUS les dossiers empilés encore sur le bureau de Moruroa e Tatou, malades jusque là ignorés de l’état. En 2010 force est de constater que c’est l’arnaque au niveau de l’Etat qui attend que tout le monde soit mort et enterré avant d’indemniser ou de ne pas justement. (Tu peux faire vraiment mieux là aussi Mr Nicolas Sarkosi, stp)
Dette sociale par le versement d’une « dotation structurelle » pour la santé, l’assainissement, les infrastructures sociales nécessaire pour pallier aux problèmes sociaux et sanitaire lié au changement de style de vie qu’a provoqué le CEP et le départ du CEP, dotation qui s’est volatilisée pour la plus grande part dans les poches de quelques uns, qui se prennent en plus pour les investisseurs d’aujourd’hui.
Et la reconnaissance du droit à l’autodétermination, si ce n’est pas une dette mais une évidence qui devrait découler simplement du fait de la colonisation , elle en devenait encore plus urgente et légitime à cause de ces 193 TIRS NUCLEAIRE,
Puisse la dette du nucléaire être ainsi partiellement décrite sans polémique ?
Peut être voir ou revoir les 193 TIRS un par un et voir ou revoir les reportages d’information, film documentaire …pour faire la part des choses…
La situation politique n’est pas simple certes,
pourtant la dette en elle même n’est elle pas évidente ?