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Ouverture du marché polynésien à deux nouveaux opérateurs de "télécoms"

le 11 février 2010 à 17:30  | source: Tahitipresse  | 6 commentaires

 La concurrence fait peu à peu son entrée en matière de télécommunications sur le marché polynésien. Deux nouveaux opérateurs devraient en effet prendre prochainement pied sur le territoire en plus de ceux qui sont d'ores et déjà en phase de s'implanter. Photo d'archives : Christian DUROCHER - TahitipresseLe ministre de la Reconversion économique, Teva Rohfritsch, a annoncé, jeudi, l'ouverture à la concurrence pour deux nouveaux opérateurs de télécommunications: la société Viti, tournée vers l'Internet, et l'entreprise Digicel, qui œuvre dans la téléphonie mobile. Pour permettre le "bon fonctionnement d'un marché ouvert" une charte doit être prochainement élaborée.

 

 

 

La concurrence fait peu à peu son entrée en matière de télécommunications sur le marché polynésien. Deux nouveaux opérateurs devraient en effet prendre prochainement pied sur le territoire en plus de ceux qui sont d'ores et déjà en phase de s'implanter.

 

La première société, Viti, qui dispose d'un actionnariat "100% local" (les familles Nouveau et Collins), devrait prochainement proposer des accès à Internet alors que jusqu'ici seule Mana, une filiale de l'Office des Postes et Télécommunications (OPT), offrait ce service.

 

La nouvelle société devra toutefois s'acquitter au préalable d'un ticket d'entrée de 660 millions fcfp (environ 5,5 millions d'euros) , pour un investissement total qui pourrait se chiffrer à "plusieurs milliards Fcfp".

 

Pour l'heure, "aucun calendrier" n'est arrêté, la société devant encore obtenir l'ensemble des "licences" nécessaires auprès du gouvernement, selon le directeur général de Viti, Marc Collins, par ailleurs ancien ministre du Tourisme d'Oscar Temaru.

 

 

Digicel prévoit l'embauche de 110 salariés

 

 

Aucune date précise de mise en service n'est aussi prévue par la société Digicel qui vient également d'être autorisée à prendre pied sur la marché polynésien moyennant un ticket d'entrée de 1,5 milliard Fcfp (environ 12,5 millions d'euros) qu'elle devra payer lors de l'obtention de ses fréquences. Néanmoins, les actionnaires de l'entreprise (dont l'homme d'affaires Gilbert Wane, sur le plan local) tablent d'ores et déjà sur l'embauche, à terme, de 110 salariés, dans le cadre d'une projet évalué entre "9 et 10 milliards Fcfp" (entre 75 et 83 millions d'euros).

 

Les deux entités annoncent toutefois des baisses tarifaires à venir en comparaison des offres proposées par les opérateurs historiques bien qu'aucun chiffre n'ait pour l'heure été donné.

 

 

Une charte de bonnes pratiques commune aux opérateurs

 

Mais cette ouverture à la concurrence ne se fera pas sans un cadre précis, a prévenu Teva Rohfritsch , qui réunira prochainement les différents opérateurs afin que ceux-ci adoptent une "charte" commune.

 

Un texte dont le but est de garantir aux Polynésiens une qualité de service égale à celle assurée par les opérateurs historiques (notamment pour les populations des archipels éloignés) et qui "aboutira à la modification du Code des télécommunications". Une autorité de régulation de la concurrence devrait parallèlement voir le jour.

 

 

Pour Teva Rohfritsch, l'ouverture à la concurrence était indispensable compte tenu de la mise en service, normalement en juillet 2010, du câble haut-débit Honotua. "On a investi dans un câble qui coute 9,5 milliards -environ 79 millions d'euros, Ndlr- (…) Aujourd'hui il faut qu'on puisse remplir ce câble", a-t-il expliqué, estimant au passage que "cette démarche aurait dû être lancée" depuis longtemps.

 

 

Vers une privatisation de l'OPT?

 

Mais l'arrivée de nouveaux opérateurs aura inévitablement des répercussions sur l'activité des sociétés historiques, à savoir l'OPT et ses filiales. Une privatisation du groupe n'est d'ailleurs pas exclue par le ministre de la Reconversion économique qui estime qu'une "remise à plat des métiers" de l'OPT est nécessaire.

 

Enfin, parallèlement à l'élaboration de la charte de bonnes pratiques, des États Généraux du numérique, ouverts à la société civile et aux entreprises, seront prochainement organisés en Polynésie française pour définir "des applications concrètes" pour le câble Honotua mais aussi "les modalités de régulation de la concurrence".

 

Ces sujets feront d'ailleurs l'objet de discussions entre Teva Rohfritsch et la secrétaire d'État chargée de la Prospective et du Développement de l'économie numérique, Nathalie Kosciusko-Morizet, à l'occasion d'un déplacement du gouvernement polynésien à Paris, à compter de ce week-end.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


J-BC

6 commentaires pour “Ouverture du marché polynésien à deux nouveaux opérateurs de "télécoms"”

  1. Digitale a écrit: 12 février 2010 at 04:17

    Enfin ! Le monopole des télécoms et de l’OPT est cassé. On va pouvoir travailler sérieusement à la concurrence…

  2. alainls a écrit: 12 février 2010 at 07:02

    C’est bien d’ouvrir le marché, mais faire payer un ticket d’entrée a 660 millions pour l’un et 1,5 milliard pour l’autre, c’est se foutre de la gueule du monde!!!Et qui va profiter de ces sommes d’argent?Toujours les mêmes!C’est pour cela que la concurrence hésite à s’installer à Tahiti.En tous les cas,bon courage à Digicel et à Viti

  3. Tiona a écrit: 12 février 2010 at 10:13

    Heureuse initiative de la part du Ministre, bravo Rohfritsch pour un début, cependant, comme l’a si bien dit, alainls, exiger une somme de dépôt d’un demi de miliard pour l’un ou de 1.5 milliards pour l’autre, serait une aubaine pour le fenua, qui en profiterait de cette importante « confiture » ?
    En outre, comme l’a si bien dit le Ministre, les exigences de la Fcc US est pointillante, relatives à la concurrence libre, la venue de Viti et Digicel sont obligatoires au vue des règlementations US. Mais détrompez-vous, Honotu serait éventuellement ouvert à d’autres concurrents étrangers notamment les USA. Viti et Digicel, ne sont des appâts locaux pour accéder aux exigences de la Fcc.
    Or, ce dépôt, de 2milliards + ne sont des parapluies locales pour obtenir l’autorisation US pour Honotua, cependant, cette somme à mon avis devrait être reversée dans la Sté énovatrice pour augmenter la qualité et l’embauche de la main d’oeuvre locale, au lieu que c’est le pays qui en profiterait.
    En outre, il faudra qu’un jour l’Opt et Mana devraient lacher du lest et se lancer dans la concurrence.
    Mais il y a un peu qui fait monter le sourcil, « les modalités de régulation de la concurrence…d’une chartre commune… » c’est bien mais c’est aussi dangeureux, le Gouvernement peut imposer une chartre aux 2 concurrents pour faire bénéficier l’Opt et Mana des avantages de cette concurrence libre, ce qui vient à dire que la concurrence n’est uniquement valable que sur les règles appliquées par le l’administration, dont l’Opt et Mana sont déjàa majoritaires en actions etc…une forme de « fusionnement » où les 2 seront obligés de jouer le jeu du système dominant, donc du Gouvernement donc favorisé l’Opt et Mana à la fois.
    J’espère me tromper dans mes analyses. A moins que l’administration soit sincère dans cette ligne de conduite libérer la communication à tous les niveaux. C’est la seule voie pour relancer l’économie dans ce contexte.
    Enfin, on pourra au moins pour commencer avoir une mini concurrence, ce qui n’est pas mal déjà. Encore une fois, bravo Monsieur le Ministre.
    Faaitoito

  4. vitev a écrit: 12 février 2010 at 11:17

    Arrêter de dire des bêtises, personne n’empêche la conccurence, mais investir dans les télécoms ça coute cher et trouver de telles sommes, c’est pas évident, je signale au passage que l’OPT s’en acquite depuis des années en plus de payer des impôts et de ne toucher aucune subvention de la part du pays…

  5. Bruno FABRE a écrit: 12 février 2010 at 23:22

    L’OPT a payé bien plus que celà :-) il y en a encore qui cherchent où l’argent est passé :-)
    L’idéal serait que les nouveaux venus soient moins pompés que l’OPT..
    Franchement, l’OPT être subventionnée par le Pays.. ce serait un peu le monde à l’envers non ?
    Mais j’ai un peu l’humeur badine ce soir :-)

  6. Tiona a écrit: 13 février 2010 at 02:38

    Je suis désolé, vitevu, tu ferais bien de te renseigner car l’Opt est une agence d’administration dont le Gouvenrement est le propriétatire souverain, donc, soutenu par les fonds publics, une agence dont il a le control souverain de monopole soutenu par les élus au gouvernement.
    Opt paie les impots certes qui lui reviennent sous forme de dotation bugétaire du fenua (donc des contribuables, donc des consommateurs de l’Opt qui paient à sa place ces taxes etc), gérée par un CA qui celui ci est placé sous le controle souverain de son ministre de tutelle qui celui ci sous le control souverain de l’Administration…du fenua, c’est simple
    A toi de faire l’équation.
    Or la mondialisation des communications ne peut plus permettre à l’Opt qui est souverain en la matière sur le fenua, donc au Gouvernement de continuer dans cette voie de monopole absolu, Honotua challenge en effet la position souveraine de l’Opt de monopole au regard des exigences de la Fcc US qui exigent que toute communication ou agence de communication , donc le cas de l’Opt de s’ouvrir à la concurence, autrement, Honotua n’obtiendra pas l’aterrement de ses cables en sol US, les iles Hawaii, ce qui signifie que l’Opt et Mana seraient dans l’obligation de s’ouvrir à la concurrence libre au regard des exigences de la mondialisation, une fois Honotua aurait l’autorisation de la Fcc US.
    Donc fini d’ici là, le monopole de l’Opt et de mana, je vous garantis que le Ministre Teva a bien raison de s’engager dans cette voie de la concurrence libre, c’est la seule voie pour relever une partie de l’économie de notre fenua qui est hélas en faillite sinon le Peretiteni Gastonnet n’irait pas quémender de l’argent à l’Etat! Sans rancune!
    Faaitoito et bon weekend!

 
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