Dans une lettre adressée à Nicolas Sarkozy, au sujet de la loi Morin, portant sur l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français, le groupe Ia Ora Te Fenua indique que "si l'État a fait un pas décisif en reconnaissant la non-innocuité des essais, l'esprit de la loi ne se retrouve pas dans le texte d'application préparé" qui a été, rappelle Ia Ora Te Fenua, porteur d'un avis défavorable de la part de l'assemblée de la Polynésie française.
Politique
Gaston Tong Sang, a reçu, jeudi, le consul du Japon à Paris, Hideo Matsubara, dont c’était la première visite consulaire en Polynésie française. Rappelant le rôle précurseur du Japon dans le développement de la perliculture et de la pêche en Polynésie française ainsi que son importance pour le secteur du tourisme, il a émis le vœu que les échanges et la coopération entre les deux pays se renforcent davantage. A cet égard, précise un communiqué de la Présidence, "le président encourage les investisseurs japonais à s’intéresser de nouveau à la Polynésie française pour y réaliser des projets d’envergure. Il profitera de son passage à Tokyo début mai, sur le chemin de l’Exposition universelle de Shanghai 2010, pour rencontrer des acteurs du monde économique japonais".
La dernière visite d’un représentant de l’ambassade du Japon en France remonte à celle de l’ambassadeur Hiroshi Hirabayashi, en mars 2005.
Après avoir assisté mardi soir au comité de majorité, la représentante Justine Teura a officiellement démissionné du groupe UDSP (opposition) pour siéger chez les non-inscrits. Si elle ne rejoint pas un des trois groupes composant la majorité, elle a affirmé lui apporter son soutien tout comme Clarenntz Vernaudon et Chantal Galenon. La majorité est à présent composée de 14 membres de To Tatou Ai'a, 8 du Tahoeraa huiraatira, 6 pour Te Natira'a et les 3 non-inscrits ce qui fait un total de 31 représentants. La lettre de démission de Justine Teura
Selon le quotidien "Les Nouvelles de Tahiti", Maitre Quinquis, avocat de Gaston Flosse, dans le cadre de l'affaire de l'atoll d' Anuanuraro, a demandé une expertise pour évaluer celui-ci. L'affaire porte sur les conditions d'achat, en 2002 par le Pays, de cet atoll à Robert Wan pour un montant de 850 milions Fcfp, alors que les premières estimations en évaluaient la valeur à 150 millions Fcfp. Si cette demande est acceptée par la chambre d'instruction, cela retardera le réquisitoire du procureur de la République et l'ordonnance du règlement du juge d'instruction. Selon Maitre Quinquis interrogé par les Nouvelles de Tahiti, "A partir du moment où on nous dit que le prix est trop élevé, (…) il est normal de vérifier par le moyen d'avis de professionnels si c'est exact ou non". Pour rappel, c'est le 16 mars prochain que la chambre d'instruction rendra son arrêt concernant la recevabilité de la constitution de partie civile, déposée par Oscar Temaru avec 12 des représentants de l'UPLD, dans le cadre de cette affaire. Celui-ci avait déclaré "attendre le réquisitoire du procureur, pour déposer une motion de défiance".
Mercredi en début de soirée, le collectif budgétaire présenté par le gouvernement de Gaston Tong Sang a été adopté à l'unanimité, soit par les 57 représentants de l'Assemblée. Si d'âpres débats ont animé la journée, majorité et opposition se sont accordées sur la nécessité de voter 5,5 milliards Fcfp supplémentaires pour venir en aide aux sinistrés des dernières intempéries.
Mercredi, l'intersyndicale des fonctionnaires d'État a été reçue, à sa demande, par le président de l'Assemblée, Philip Schyle. Lors de cet entretien, ce dernier s'est engagé à intervenir auprès de l'État afin que le protocole d'accord signé lors de la réforme de l'ITR soit respecté. Son attention a aussi été attirée sur les conditions des évacuations sanitaires des fonctionnaires d'État en métropole, point qu'il devrait aborder également lors de son prochain déplacement en métropole. Interview.
C'est le 16 mars prochain que la chambre d'instruction rendra son arrêt concernant la recevabilité de la constitution de partie civile déposée par Oscar Temaru avec 12 des représentants de l'UPLD dans l'affaire de l'atoll Anuanuraro pour laquelle le président Tong Sang est notamment mis en examen. Les juges d'instruction avaient alors, abondé dans le sens d'Oscar Temaru, mais le parquet de Papeete, ainsi que Me Quinquis, avocat de Gaston Flosse, avaient fait appel de cette décision, au motif qu'Oscar Temaru et les représentants n'étaient pas habilités à se porter partie civile.
A ce titre, ils ont demandé, ce mardi matin, l'annulation de la décision des juges. Pour rappel, Oscar Temaru avait déclaré, au mois de février, "attendre le réquisitoire du procureur, pour déposer une motion de défiance" pour faire tomber le gouvernement actuel.
Dimanche après-midi, la présidence de Polynésie a accueilli 2500 femmes afin de célébrer avec un jour d'avance, la journée internationale de la femme. Cet événement avait pour but de permettre aux femmes de se retrouver et de passer un agréable moment. Ce sont elles qui ont animé les festivités, communiquant leur bonne humeur à tous.
Dans le cadre de la demande de l’État, au gouvernement polynésien, de donner son avis sur le décret d’application de la loi relative à la reconnaissance et à l’indemnisation des victimes des essais nucléaires, le président du Pays a demandé à l’assemblée de s’exprimer. C’est un débat passionné qui a eu lieu samedi sur le sujet, avec un avis défavorable de rendu. L’UDSP a refusé de voter.
Suite au report de séance, faute de quorum, le président Gaston Tong Sang assistant à la séance de l’Assemblée, samedi, ne se rendra pas à Bora Bora, indique un communiqué de la vice-présidence, jeudi en fin d'après-midi.
Une délégation gouvernementale ira ce vendredi 5 mars à la rencontre des hôteliers de Bora-Bora afin de faire le point sur la situation économique des établissements hôteliers ainsi que sur les dégâts post-cyclone Oli, annonce jeudi un communiqué de la vice-présidence. La délégation, menée par le vice-président Edouard Fritch, se compose du ministre de la Reconversion économique, Teva Rohfritsch, du ministre du Tourisme, Steeve Hamblin, du ministre du Travail et de l’emploi, Lana Tetuanui, et du chef du service du Tourisme, Gérard Vanizette.(...) Le samedi 6 mars, le président Gaston Tong Sang rejoindra la délégation pour une réunion organisée à la mairie de Bora Bora à 9 h. Cette réunion rassemblera les directeurs d’hôtels de l’île et le comité du tourisme.
Ils n'étaient que 24 représentants, jeudi matin, pour l'étude du texte relatif à l'avis sur le projet de décret pris en application de la loi relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français. L'UDSP a refusé de faire le quorum, attitude déplorée tant par la majorité que par Jean Christophe Bouissou de Iaora Te Fenua. La séance se tiendra samedi matin.
Un recours déposé le 12 février dernier contre la loi de Pays modifiant le code des impôts pourrait, s’il venait à aboutir, mettre en péril le budget 2010. Cette loi de Pays avait pour objectif de "participer à l’équilibre du budget". La requérante reproche au texte des dispositions discriminatoires. Pour Gaston Tong Sang, "Ce texte a pour objectif de rétablir une inégalité qui dure depuis un demi-siècle "
Le président du groupe Tahoeraa Huiraatira à l'Assemblée de la Polynésie française vient d'annoncer la démission des certains membres de certaines commissions. Ainsi, Gaston Flosse démissionne de la commission des institutions et des relations internationales; Monique Richeton de celle des affaires civiles, Madeleine Brémond de la commission de la communication et Juliette Tahuhuatama de celle de la santé.
En effet, le Tahoeraa huiraatira souhaite "professionnaliser" ses élus sur les dossiers, explique René Temeharo. "Chaque élu suivra donc en priorité les dossiers de sa commission et nous avons voulu optimiser leur compétences, d'où cette demande de changement de commission", précise-t-il encore. Il propose donc une nouvelle répartition avec : Gaston Flosse au sein de la commission des affaires civiles, Monique Richeton,au sein de la commission des institutions, Madeleine Brémond à la santé et Juliette Tahuhuatama à la commission de la communication. Cette proposition pourrait être faite à l'ensemble des élus, le 10 mars prochain lors de la session extraordinaire.
Le King Tamatoa, ferry devant desservir les Îles sous le vent et ce dès le cinq mars, retarde le début de ses rotations, attendant le vote d'une loi de pays prodiguant des avantages fiscaux aux navires à grande vitesse. Cette loi, proposée par Jean-Christophe Bouissou, instituerait un dispositif incitatif d'aide en faveur des entreprises exploitant des navires à grande vitesse assurant la desserte inter-insulaire. A l'heure actuelle, seul le navire affrété par Bill Ravel rentre dans cette catégorie. Après avoir obtenu de la part du gouvernement un arrêté stipulant l'admission du King Tamatoa au régime d'exonération des droits et taxes, pour son carburant, selon les conditions du FRPH (Fonds de régulation du prix des hydrocarbures) pour l'année 2010, Bill Ravel poursuit son bras de fer avec le gouvernement en place. La loi proposée par Jean Christophe Bouissou devrait être étudiée par l'assemblée de Polynésie fin mars. Le Conseil Economique Social et Culturel doit donner son avis sur cette loi, mardi prochain.
L'Etat a sollicité l'avis du gouvernement de la Polynésie française à propos du projet de décret proposé par le gouvernement central, en application de la loi relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires français. Dans un courrier adressé, fin février, au ministre de la Défense, Philip Schyle demande à Hervé Morin, au nom de l'Assemblée de la Polynésie française - convoquée à ce propos en session extraordinaire le 4 mars - "de solliciter la levée du sceau 'confidentiel défense' pour permettre à tous les anciens travailleurs du centre d'expérimentation du Pacifique et à la population polynésienne de connaître la vérité sur notre passé". Dans un autre courrier, cette fois adressé au nom du parti Fetia Api dont il est le président, Philip Schyle déplore - tout en saluant l'initiative du ministre - d'être "contraint d'émettre un avis défavorable" à ce projet de décret. Lire les 2 courriers de Philip Schyle
Le représentant de l'opposition UDSP, Vito Maamaatuaiahutapu vient d'écrire au président de l'assemblée de la Polynésie française, Philip Schyle, pour l'encourager à demander au nom de la population polynésienne et de l’ensemble des anciens travailleurs du centre d’expérimentation nucléaire (CEP), la levée du secret - défense et la publication de trois rapports consacrés aux expérimentations nucléaires en Polynésie. Jeudi prochain, les élus polynésiens doivent être consultés en session extraordinaire sur le "projet de décret pris en application de la loi relative à la reconnaissance et à l'indemnisation des victimes des essais nucléaires".
Courrier de Vito Maamaatuaiahutapu
Tearii Alpha a rencontré à Bruxelles le Commissaire européen en charge du marché intérieur et des services. Le ministre polynésien des Affaires foncières, de l’aménagement, de l’habitat et de l’équipement, a porté à Michel Barnier, accompagné de collaborateurs des commissaires de l’action climatique et du développement, une demande signée du Président Tong Sang pour recevoir une aide européenne afin de couvrir une partie des dommages du cyclone Oli. La décision de financement devra être prise par un prochain conseil des commissaires. La direction générale du développement suivra le dossier technique. Il a également présenté le projet de colloque régional que la Polynésie française souhaite organiser sur l’aménagement des littoraux. Lire le communiqué du ministère.
Le King Tamatoa commencera ses rotations aux Îles Sous le Vent le 5 mars prochain. L'armateur Bill Ravel, qui n'a pas obtenu la détaxe de son carburant comme il le souhaitait de la part du gouvernement de Gaston Tong Sang, a décidé de se "venger" en instaurant une "surtaxe GTS" de 500 Fcfp. "Le projet initial n'était pas viable", rétorque To tatou Ai'a. Interview avec Bill Ravel.
Selon nos confrères des Nouvelles de Tahiti, la Cour de cassation rendra sa décision le 8 avril prochain concernant les mandats électoraux de Gaston Flosse. En septembre dernier, il était condamné, en appel, à dix mois de prison avec et un an d'inéligibilité avec "exécution provisoire" dans l'affaire dite des "sushis" de la présidence. Si la Cour de cassation confirme l'arrêt de la Cour d'appel de Papeete, Gaston Flosse sera déchu de ses deux mandats : celui de représentant au sein de l'assemblée de Polynésie française jusqu'aux prochaines élections territoriales, et celui de sénateur. Les grands électeurs devront alors à nouveau voter pour un nouveau sénateur polynésien.
