Le Conseil Coutumier de Joinville Pomare appelle à l'union des propriétaires autochtones. Pour ce faire, il organise un rassemblement samedi 4 septembre au Fare Pote de l'Assemblée de la Polynésie française. Il y sera question de foncier, mais aussi de la Déclaration des Nations unies sur les droits des peuples autochtones, déclaration qu'il aimerait voir introduite dans le statut de la Polynésie française.
Politique
Les dix maires représentatifs de l’ensemble des archipels, membres du Comité des Finances Locales, ont décidé de faire bloc, ce jeudi à la Présidence. Ainsi, ils ont demandé que le tribunal administratif soit saisi pour que soit clarifiée la question de l'interprétation de l'article 52 du statut d'autonomie de la Polynésie française qui détermine le fonctionnement financier du FIP.
Dans un communiqué, le Tavini huiraatira, parti indépendantiste emmené par Oscar Temaru, tire à boulets rouges sur les autonomistes qui ont d'abord décidé de ne pas répondre à l'invitation de Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, de se rendre à Paris, pour ensuite faire marche arrière. "Le Tavini Huiraatira, l’UPLD et leur président restent sur leur proposition et leur conviction. C’est sur place, devant tous les Polynésiens, en toute transparence, que doivent être entendus tous les acteurs de la vie publique et discutées les propositions du nouveau mode de scrutin. Le but est de garantir la stabilité politique nécessaire à un développement économique durable créateur du plein emploi. Cette stabilité ne peut être obtenue que par le rassemblement et le refus des particularismes".
Les autonomistes aimeraient trouver un consensus avant de s'envoler pour Paris causer mode de scrutin avec la ministre en charge de l'Outre-mer, Marie-Luce Penchard, mais les violons semblent difficiles à accorder. En effet, Nicole Bouteau, présidente de No oe e te Nunaa a certes accepté l'invitation de Gaston Tong Sang, ce mardi matin à 9h, à la présidence, mais elle regrette que cette réunion intervienne dans la précipitation. Le To Tatou Ai'a du président Tong Sang sera présent, ainsi que le Tahoeraa et le député-maire de Papara, Bruno Sandras. En revanche, le Rautahi de Jean-Christophe Bouissou, et le Fetia Api de Philip Schyle ont tous deux décliné l'invitation, le premier regrettant une démarche tardive, et le second estimant qu'il ne s'agissait ni d'une priorité, ni d'un enjeu actuel majeur.
Le leader du Fetia Api, Philip Schyle, a décidé de décliner l'invitation du président Gaston Tong Sang à une "réunion commune d'information et d'échange" demain mardi, avant que les élus polynésiens ne rencontrent la ministre Marie-Luce Penchard début septembre. Pour Philip Schyle, la réforme du mode de scrutin "ne constitue ni une priorité, ni un enjeu actuel majeur et il est bien éloigné des considérations quotidiennes du moment des polynésiennes et des polynésiens".
Jacky Bryant a tenu ce samedi une conférence de presse consacrée aux questions d'actualité. Cheval de bataille de Heiura les verts, la réforme de la loi organique et l'installation d'un Haut conseil du développement durable. Au passage, Jacky Bryant s'est attaqué à certains chefs d'entreprises et politiques, les accusant de faire de la privatisation de l'eau potable un marché juteux.
Après avoir rencontré, jeudi, les parlementaires polynésiens et Teina Maraeura, président de Te Niu Hau Manahune (parti des "îliens"), Gaston Tong Sang a envoyé, vendredi, un courrier aux différentes formations politiques pour les convier à une réunion d'information et d'échange, le mardi 31 août, en préalable des rencontres prévues à Paris la semaine prochaine sur le projet de réforme statutaire de la Polynésie française. Jean-Christophe Bouissou a répondu, le jour même à ce courrier en regrettant "cette démarche tardive de rassemblement", à quelques jours du départ. "Pour quelle ait un sens", précise le leader de Ia Ora te Fenua, "il est évident que celle-ci aurait dû être initiée bien en amont de la mission en mai dernier". Et celui-ci de "décliner" cette invitation tout en souhaitant au président du Pays : "bonne continuation dans vos projets". Lire le courrier de Ia Ora te Fenua
Edouard Fritch, a reçu jeudi, la visite de la consule générale adjointe d’Australie, Tamara Somers qui lui a notamment fait part des "très bons retours" qu’elle a pu recueillir auprès de plusieurs membres australiens, après le Forum du Pacifique qui s'est tenu au mois d'août au Vanuatu. Tamara Somers s’est également dite préoccupée par "la situation de grande fragilité" - notamment du fait de l’instabilité politique – de la Polynésie. De fait, "il y a très peu de sujets sur lesquels on peut avancer avec la Polynésie française", a déploré la consule en raison des changements fréquents d’interlocuteurs. Le vice-président qui a "la conviction que nous allons redresser la tête", s’est attaché à la convaincre de la faculté des Polynésiens à rebondir.
Le 28 juillet dernier, la représentante UPLD, Françoise Tama, soumettait à la commission des institutions une proposition de délibération visant à modifier le règlement intérieur de l'Assemblée de la Polynésie française qui, selon elle, n'est pas assez strict. Ce jeudi, la commission a finalement décidé de surseoir à l'étude de ce texte, préférant attendre les éventuelles modifications statutaires à venir. lire la suite...
"Suite aux positions de chefs de partis et du président du Pays de se rendre, finalement, à Paris début septembre dans le cadre de la finalisation du projet de réforme du scrutin, Ia Hau Noa constate hélas que plus de la moitié des formations politiques existantes, fussent-elles des 'petits partis', ne fera pas partie de ce tour de table organisé par l’équipe du ministère de l’Outre-Mer", regrette le parti de Bruno Sandras dans un communiqué.
Bruno Sandras aurait en effet souhaité que toutes les formations politiques boycottent l'invitation de Mme Penchard afin qu'elle vienne elle-même en Polynésie rencontrer tous les acteurs politiques. Ce jeudi matin, le député-maire de Papara était à la présidence en réunion avec le président Tong Sang, le député-maire de Papeete Michel Buillard, le sénateur Gaston Flosse, et Teina Maraeura, président de Te Niu Hau Manahune (parti des "îliens")
Le maire de Mahina, Joël Buillard a appris hier, mercredi, que la Chambre territoriale des comptes (CTC) avait validé le budget voté par le conseil municipal le 11 août dernier. La juridiction financière a notamment estimé que ce budget 2010 modifié comportait des mesures de redressement suffisantes pour cet exercice, au regard du plan de retour à l'équilibre des comptes prévu pour 2012.
Dans un communiqué, l'association de consommateurs Te Tia Ara pointe du doigt la proposition de la commission concernant la rémunération du P-dg de la TEP (Société de transport d'énergie électrique en Polynésie), Thierry Trouillet. Selon l'association, il a été décidé d'"une rémunération mensuelle d'1,2 million Fcf ; la prise en charge de ses frais de téléphone portable, la mise à disposition d'une voiture de fonction, sa prime de fin d'année équivalente à un mois de rémunération brute, sa prime de bilan est maintenue à la somme de 150 000 Fcfp brut par semestre, pour ses frais de mission, ceux-ci seront remboursés sur présentation de justificatifs". Te Tia Ara parle donc d'une "rémunération minimale de 2 millions Fcfp".
Lisa Juventin, directrice de l'Etablissement pour la prévention (EPAP) démissionne de ses fonctions. Elle l'a signifié, par courrier, le 23 août dernier, au ministre de la Santé, Jules Ienfa, également président du conseil d'administration de cet établissement public. Si l'EPAP ne ferme pas encore, ses moyens de prévention ont été sérieusement réduits et il devient difficile d'assurer ses missions.
Dans un communiqué, le Tahoeraa huiraatira tient à préciser que sa décision de participer aux discussions parisiennes sur la réforme en cours du mode de scrutin a été prise lors d'une réunion du comité Tahoeraa qui s'est tenue le mercredi 18 août. La délégation sera conduite par Gaston Flosse, qui sera accompagné du vice-président du Pays, Edouard Fritch (président délégué du Tahoeraa) et de René Temeharo, président du groupe orange à l'assemblée de la Polynésie. Le mardi 7 septembre, Mme Penchard recevra les quatre parlementaires pour un petit déjeuner auquel Gaston Flosse participera. La délégation Tahoeraa quant à elle sera reçue par la ministre de l'Outre-mer le jeudi 9 septembre à 10h (heure de métropole).
Estimant que "toute rencontre est utile", le président du Pays, Gaston Tong Sang, a confirmé ce mercredi matin, qu'il se rendrait bien à Paris début septembre pour répondre à l'invitation de la ministre de l'Outre-mer. Hier mardi, le député Bruno Sandras s'était réuni avec quasiment toutes les formations politiques de Polynésie, à l'exception de l'UPLD, et avait souhaité que le président Tong Sang ne se rende pas à Paris, l'idée étant de signifier de façon "unanime" à Marie-Luce Penchard que c'était à elle de venir en Polynésie.
La représentante apparentée Tahoeraa et présidente du parti Te Mana Toa, Sandra Lévy-Agami souhaite préciser, dans un communiqué, qu'elle est "favorable à la poursuite des travaux à Paris chez la ministre de l'Outre-mer concernant la réforme statutaire envisagée".
Dans le cadre de la "Conférence annuelle des ambassadeurs", Marie-Luce Penchard, ministre de l'Outre-mer, a tenu une réunion de travail rue Oudinot avec vingt huit ambassadeurs de France en poste dans les pays proches des territoires de l’Outre-mer. Cette réunion avait pour principal objectif d’informer les ambassadeurs présents de la stratégie de développement et de préservation des intérêts, notamment économiques, de chaque territoire d'Outre-mer.
Représentant l'Agence française de normalisation (AFNOR), Catherine Pauliat tient, mercredi à la Présidence, une réunion de sensibilisation et d'information de l'administration de la Polynésie française à la performance publique ainsi qu'aux principes de développement durable dans les stratégies publiques.
Le Ia Mana te Nunaa tiendra son 18ème congrès le 20 novembre prochain à Toahotu (Presqu'île de Tahiti) avec pour thème principal, le "secteur primaire, pilier de l'indépendance". La nouvelle équipe dirigeante, qui a par ailleurs décidé de doter le parti d'un site Internet pour mieux se faire connaître, organisera des réunions publiques en septembre et en octobre. Ça sent la campagne électorale.
Dans un communiqué, le groupe de Jean-Christophe Bouissou à l'assemblée tient à préciser que "lors de la réunion de travail relative à la réforme du mode de scrutin qui s’est tenue mardi sur l’invitation du député maire Bruno Sandras, Emma Algan et Teiki Porlier, respectivement aux noms du parti politique Rautahi et du mouvement citoyen Tiatau, ont clairement indiqué que le groupe Ia Ora Te Fenua avait déjà pris la décision de se rendre à l’invitation de la ministre de l’Outre-mer le 9 septembre prochain à Paris". Le groupe sera représenté par Jean-Christophe Bouissou et Emma Algan, et Armelle Merceron. Ia Ora te Fenua ne peut qu'être favorable à ce que la concertation soit la plus large possible afin que tous puissent s'exprimer sur le rapport de la mission Barthelemy. En ce sens, la venue de Mme Penchard en Polynésie française serait également nécessaire.
