À la suite d’une motion de défiance contre Gaston Tong Sang, Oscar Temaru a été élu président de la Polynésie française le 11 février 2009, rassemblant 37 voix sur 57 à l’Assemblée. Cette élection marque un nouveau tournant dans l’histoire politique du fenua, dans un contexte d’instabilité chronique depuis 2004.
Un vote décisif à l’Assemblée de la Polynésie
Mercredi 11 février 2009 à Papeete, l’Assemblée de la Polynésie française s’est réunie pour choisir un nouveau président, suite à la démission de Gaston Tong Sang. Oscar Temaru, leader du parti indépendantiste UPLD (Union pour la Démocratie), a obtenu 37 suffrages, bénéficiant du soutien de son propre groupe mais aussi des élus des formations autonomistes, réunis contre le président sortant. L’ancien maire de Faa’a retrouve ainsi la présidence du gouvernement pour la troisième fois, confirmant la recomposition des alliances politiques au sein de l’hémicycle polynésien.
Contexte et réactions politiques
Ce scrutin fait suite à plusieurs mois de blocages et de changements de majorité. L’instabilité politique est ponctuée d’alliances mouvantes et de motions de défiance, fréquentes dans l’histoire institutionnelle du territoire depuis 2004.
Oscar Temaru, fervent défenseur de l’autodétermination, s’est engagé à relancer la dynamique économique et à renforcer la visibilité de la Polynésie sur la scène régionale et internationale. Les groupes autonomistes et indépendantistes, par ce vote, aspirent à repartir sur de nouvelles bases et à sortir de la crise politique.
Signalement administratif
La prise de fonction du nouveau gouvernement est effective à partir du 12 février 2009. Gaston Tong Sang devient alors chef de l’opposition, marquant une nouvelle étape dans la rivalité entre les principales familles politiques du fenua.